La France, championne d’Europe des surfaces agricoles bio !

En 2020, la France totalisait 2,55 millions d’hectares en surface agricole utile (SAU) cultivées en mode biologique contre 2,44 ha pour l’Espagne. Au 3e rang, on retrouve l’Italie qui enregistre un peu plus de 2 millions ha de SAU bio.
Pour connaître les chiffres de production et du marché bio 2020.

Pour rappel, le mode de production et de transformation biologique fait partie en France des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine.

Encadré par une réglementation européenne depuis 1991, il a pour objectifs le respect de l’environnement, de la biodiversité et du bien-être animal. Seuls les produits qui en sont issus peuvent porter le logo bio européen et la marque AB.

Le bio s’inscrit au cœur du développement durable. Il constitue une importante source d’emplois et participe à la création de valeur ajoutée pour la vie économique et sociale des territoires.

Pour plus d’informations.

C’est la saison de l’agneau bio !

POURQUOI LA SAISON DE L’AGNEAU BIO ?

Dans de nombreuses zones de production notamment les zones herbagères
du Nord de la France, de l’Ouest et du Sud-Ouest, la période de reproduction
des brebis bio a lieu au printemps. 5 mois après, dès le début de l’automne, la
viande d’agneau bio est présente en points de vente.

C’est le moment idéal pour déguster la viande d’agneau bio. Elle se mange aussi bien rosée que bien cuite et ses modes de cuisson sont
multiples : en grillade, rôtie, braisée et farcie. Aux côtés des fruits et légumes
d’automne, elle se marie parfaitement. Découvrez une recette savoureuse de saison :

Côtes d’agneau façon caillettes
Préparation : 30 minutes
Cuisson : 35 minutes
Pour 4 personnes


8 côtes d’agneau premières ou secondes (avec manche)
500 g de vert de blette
400 g de crépine
1 gousse d’ail
5 branches d’estragon
5 branches de persil plat
200 g de fromage râpé
1 c. à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre du moulin


  • Préchauffer le four à 170° C (Th. 5-6).
  • Peler l’ail et le presser, effeuiller l’estragon et le persil, les laver et les hacher grossièrement.
  • Laver les blettes, les blanchir 5 minutes à l’eau bouillante salée, les égoutter et les hacher grossièrement, les mélanger avec le fromage râpé, les herbes et l’ail.
  • Couper la crépine en 8 morceaux, tartiner généreusement les côtes d’agneau de farce aux blettes et les envelopper dans la crépine, les disposer dans un plat, les saler, les poivrer, les arroser d’un filet d’huile d’olive et les cuire 30 minutes au four.
  • Servir les côtes bien dorées, accompagnées d’une salade verte et d’une purée de pommes de terre.

    Recette à déguster chaude

    Pour accélérer la préparation : préparer les caillettes à l’avance
    Pour varier la préparation : ajouter des herbes fraîches aux blettes
    Vin conseillé : un rouge léger

Pour savoir plus sur l’agneau bio d’automne et découvrir d’autres recettes savoureuses et 100% bio :   CP AGNEAU BIO AUTOMNE

Le sucre bio : état des lieux

Le sucre est l’un des aliments pouvant être certifiés bio, au même titre que les fruits, les légumes, la viande ou encore les produits laitiers.

Suivez-nous pour un tour d’horizon de cette filière.

Le sucre quesako ? 

Lorsque l’on parle de sucre, on parle de l’ensemble des matières sucrantes parmi lesquelles on trouve le saccharose, le fructose, le miel, le sirop de glucose-fructose ou encore l’agave…

Ils appartiennent tous à la grande famille des glucides et à la sous-famille des sucres simples.

Le sucre que nous achetons, quant à lui, est fabriqué à partir de plantes sucrières : la betterave sucrière et la canne à sucre principalement, mais le sucre de coco commence lui aussi à faire des émules.

Pour la canne à sucre et la betterave, le procédé est sensiblement le même : la plante récoltée, lavée puis broyée et pressée pour en extraire du jus. Ce jus sucré est mélangé à de l’eau chaude (pour extraire le sucre), puis à du lait de chaux (pour éliminer les impuretés), avant d’y incorporer du gaz carbonique (pour éliminer la chaux). Le liquide est ensuite filtré puis on le débarrasse de son calcium.

Ce jus “pur” est chauffé dans une cuve sous-vide, ainsi l’eau s’évapore et le sucre se cristallise. C’est ainsi qu’on obtient du sucre roux. Décoloration filtrage, cristallisation et séchage sont autant d’étapes qui permettent de transformer le sucre roux en sucre blanc.

Pour le sucre de coco, le procédé est différent : le sucre de fleurs de coco est extrait de la sève des fleurs de cocotiers par un procédé artisanal. La récolte se fait en grimpant aux arbres, la sève est récupérée directement dans les fleurs de coco. Celle-ci est chauffée jusqu’à sa cristallisation en sucre, ensuite séchée et triée à la main.

Sucre de canne bio : l’Amérique Latine domine 

En 2018, 94 811 ha de canne à sucre étaient cultivés en bio, soit 0,4 % de la surface mondiale de canne à sucre. Les surfaces ont progressé de 6 % par rapport à 2017. La production mondiale de sucre de canne bio a été évaluée à 4,9 millions de tonnes pour 2016, soit 0,3 % de la production globale

Trois pays latino-américains dominent ce secteur avec 2/3 de la superficie : l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, avec environ 10 à 11 500 ha chacun.

Sucre de betterave bio : un marché de niche 

La filière du sucre bio de betterave reste embryonnaire.

Plusieurs pays européens sont impliqués dans cette filière comme l’Allemagne, l’Autriche, ou encore la Roumanie.

L’Allemagne dispose en moyenne de 1200 ha depuis 2008, l’Autriche de 855 ha et la Roumanie de 500 ha environ.

En dehors de l’Europe, l’Egypte est également l’un des principaux pays cultivateurs de betteraves sucrières en bio avec plus de 2 200 ha.

Zoom sur la France 

Il est à noter qu’en France, la production de sucre certifié bio est très récente puisqu’elle date de 2019. Et les chiffres montrent que nous sommes passés de 253 hectares de productions de betteraves sucrières cultivées en bio en 2019 à 1069 hectares en 2020. Les régions qui produisent le plus sont les Hauts de France, l’Ile de France et le Centre Val de Loire.

Deux coopératives sont impliquées dans cette filière : Terreos et Cristal Union. Les deux coopératives ont doublé leurs surfaces de betteraves bio en 2020 !

La production de sucre bio est encore relativement timide, mais il y a tout à parier que le sucre bio va prendre son plein essor dans les années à venir. Notamment avec l’engouement que suscite le sucre bio de coco !

Sources :
https://www.biolineaires.com/dossier-sucre-bio-de-la-canne-avant-tout/

https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2021/01/Carnet_MONDE_2020-1.pdf

https://www.cultures-sucre.com/plantes-et-production/extraction-du-sucre-de-canne-comment-ce-sucre-est-il-fabrique/

Qu’est ce que le métaprogramme Metabio

Officiellement lancé début 2020, le métaprogramme Metabio doit durer de 5 à 8 ans. Il est coordonné par l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement. INRAE est un institut public de recherches qui œuvre pour un développement cohérent et durable de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement. Pour répondre à des enjeux scientifiques et sociétaux qui nécessitent la mobilisation d’une large palette de disciplines, INRAE a mis en place des programmes transversaux de recherche appelés “métaprogrammes “.

Suite au programme AgriBio (2000-2019), INRAE a lancé un métaprogramme sur le “changement d’échelle de l’Agriculture Biologique”, appelé Metabio. Celui-ci s’appuie sur :

  • Des communautés scientifiques interdisciplinaires
  • Des sites expérimentaux INRAE, tout ou partie en agriculture biologique
  • Des liens étroits avec les partenaires et les acteurs.

L’objectif est d’élaborer des propositions, scientifiquement étayées, pour anticiper les conséquences et accompagner le déploiement des systèmes agri-alimentaires en Agriculture Biologique.

Ce métaprogramme cible une problématique en particulier : quels sont les enjeux, les leviers et les conséquences sur l’ensemble du système
agri-alimentaire d’un changement d’échelle de l’agriculture biologique ?
INRAE s’interroge notamment sur les conséquences d’une agriculture bio majoritaire sur le territoire français.

Le métaprogramme repose sur 4 axes thématiques de recherche :

AXE 1 : comment accompagner cette transition et à quelle condition ?
AXE 2 : Les ressources à mobiliser pour produire suffisamment et durablement en AB
AXE 3 :Transformation, conservation et qualités des produits biologiques
AXE 4 : comment le bio et les autres systèmes peuvent-ils coexister ?

Anticiper ce changement d’échelle suppose aussi et avant tout de s’interroger sur les conditions nécessaires à cette mutation. Par exemple, si l’agriculture biologique offre aujourd’hui un potentiel de régulation des bioagresseurs plus élevée que l’agriculture conventionnelle, l’absence de protection exercée par les pesticides de synthèse pourrait induire, selon certains experts, une recrudescence des bioagresseurs qui ne compenserait peut-être pas l’augmentation des processus de régulation naturelle.

Par ailleurs, l’organisation des filières, comme celle des territoires, peut aussi être affectée et jouer le rôle de moteur du développement de l’AB ouvrant des questions notamment de coexistence entre modèles d’agriculture.

À noter que le Métaprogramme Metabio repose sur des financements de projets, et de thèses mais il bénéficie également de toute une fonction d’animation scientifique comme des gazettes scientifiques, de la veille, des séminaires, ainsi que des partenariats.

Exemple de consortia rendu possible grâce au Métaprogramme : L’élevage de porc bio : un contributeur au développement de l’agriculture biologique ? 

Ce projet explore l’hypothèse selon laquelle l’élevage de porc pourrait contribuer au développement de l’agriculture biologique, en favorisant l’optimisation des processus et le bouclage des cycles à différents niveaux d’organisation, de l’animal au territoire. Par exemple, le porc, en tant qu’omnivore, est capable de valoriser des co-produits qui ne peuvent pas l’être par d’autres usages et ses rejets ont des qualités fertilisantes intéressantes pour les sols et les productions végétales.

En savoir plus sur le Métaprogramme Metabio 

L’agriculture bio partenaire de la biodiversité

Dans le monde de l’agriculture, le label Agriculture Biologique est un gage de qualité et atteste d’un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité.

Mais d’ailleurs, en quoi l’Agriculture Biologique préserve-t-elle la biodiversité ?

Avant toute chose, essayons de comprendre ce qu’est la biodiversité. Le mot biodiversité est un mot-valise créé à partir de la contraction de “biologique” et de “diversité”. En somme, il s’agit du tissu vivant de notre planète, de l’ensemble des êtres vivants ainsi que des écosystèmes dans lesquels ils vivent.

L’agriculture biologique, par ses pratiques, permet de protéger les espèces et de restaurer des écosystèmes terrestres et aquatiques.

Voici 3 exemples qui démontrent que l’agriculture biologique est un réel partenaire de la biodiversité.

Exemple 1 : une plus grande production de miel

Une étude menée sur six ans par des chercheurs du CNRS, de l’INRAE et de l’université de La Rochelle a révélé que la vitalité et la production de miel des colonies sont améliorées par la présence de parcelles conduites en agriculture biologique autour des ruches.

Le mode de production biologique apporte aux abeilles une alimentation diversifiée et surtout régulière, permettant d’atténuer le déclin des abeilles. En effet, dans un territoire cultivé en bio, la rotation est plus importante et les cultures sont plus diversifiées et davantage étalées dans le temps.

Les abeilles, comme nous les humains, ont une résistance immunitaire accrue lorsqu’elles ont un régime alimentaire équilibré !

Les chercheurs ont d’ailleurs trouvé jusqu’à 20% d’abeilles adultes et 53% de miel supplémentaires dans les colonies entourées de parcelles agricoles biologiques !

Exemple 2 : une bonne santé des oiseaux 

L’agriculture biologique encadre de manière très stricte l’utilisation de produits phytosanitaires. Cette démarche est très propice à la préservation de certaines espèces d’oiseaux. C’est en tout cas ce qu’à récemment révélé une étude française menée par le Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC), rattaché au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ces chercheurs suggèrent qu’une alimentation bio améliore significativement la santé des oiseaux. Les pesticides induisent chez les oiseaux un stress physiologique augmenté, une coloration des mâles plus terne qui témoigne d’une santé dégradée, une corpulence des femelles plus importante qui serait liée à une perturbation endocrinienne. Là où l’agriculture biologique qui n’utilise pas de pesticides offre une meilleure alimentation aux oiseaux qui se trouvent alors en meilleure forme physique.

Exemple 3 : un sol vivant et fertile

Le rapport de L’ITAB relatif aux bénéfices de l’agriculture biologique souligne que la plupart des articles issus de la littérature internationale concluent à des teneurs en matières organiques élevées dans les sols conduits en agriculture biologique. Oui, parce qu’en l’absence de l’utilisation de pesticides chimiques de synthèse, l’agriculture biologique recourt principalement à l’utilisation de matières organiques. Des matières qui ont un impact bénéfique et positif sur l’activité biologique du sol. Et ainsi, une grande quantité d’invertébrés tels que le vers de terre, le carable et autres microbes, se nourrissent des résidus non dégradés. Et tout ce petit monde améliore la stabilité du sol et accroît la capacité de rétention en eau notamment.

Ces trois exemples, loin d’être à la marge, démontrent que l’agriculture biologique est incontestablement un acteur essentiel de la biodiversité qui l’utilise et la préserve.

Venez discuter d’agriculture bio et de biodiversité avec nous, le 11 septembre à Marseille dans le cadre des espaces générations nature organisés lors du congrès mondial de la Nature.

Au cours d’une mini-conférence, nous échangerons avec le public sur les interactions entre agriculture bio et biodiversité !

 

 

En juin, 10 films courts inédits “de la Terre à l’assiette” débarquent sur France 5 !

Dix films courts inédits “De la terre à l’assiette” seront diffusés sur France 5 du 31 mai  au 27 juin  du lundi au vendredi à 9h45 :

Date de diff Région Episode
Lundi 31/05/2021 Centre Val de Loire POMME BIO inédit
Mardi 01/06/2021 Ile de France FARINE & PAIN BIO inédit
Mercredi 02/06/2021 Bretagne DEFI CUISINE inédit
Jeudi 03/06/2021 Corse POMELOS BIO inédit
Vendredi 04/06/2021 Pays de la Loire ELEVAGE /BIODIVERSITE inédit
Lundi 08/06/2021 Pays de la Loire CERTIFICATEUR ECOCERT Rediffusion
Mardi 09/06/2021 Nouvelle-Aquitaine BIODIVERSITE VIGNES Rediffusion
Mercredi 10/06/2021 Normandie LYCEE AGRICOLE BRAY Rediffusion
Jeudi 11/06/2021 Auvergne-Rhône-Alpes RESTAURATION COMM Rediffusion
Vendredi 12/06/2021 Bretagne HOUBLON BIO Rediffusion
Lundi 16/06/2021 Centre Val de Loire/IDF PORC BIO inédit
Mardi 17/06/2021 Grand Est BIO ET EAU inédit
Mercredi 18/06/2021 Pays de la Loire DRIVE FERMIER inédit
Jeudi 19/06/2021 Occitanie COLZA BIO inédit
Vendredi 20/06/2021 Grand Est BŒUF /GMS inédit
Lundi 23/06/2021 Auvergne-Rhône-Alpes COOPERATIVE Rediffusion
Mardi 24/06/2021 Ile de France BIO ET EQUITABLE Rediffusion
Mercredi 25/06/2021 Pays de la Loire VIANDE/STEAK HACHE Rediffusion
Jeudi 26/06/2021 Occitanie SEMENCE Rediffusion
Vendredi 27/06/2021 Nouvelle-Aquitaine RESTAURATION SCOLAIRE Rediffusion

Retrouvez tous les épisodes De la terre à l’assiette sur YouTube

C’est quoi le lait bio?

La filière bio laitière a atteint les 184,2 millions de litres collectés en février 2021, soit une progression de 4,6 % au cours des deux premiers mois de 2021 par rapport à la même période de 2020. À noter que les produits laitiers sont une catégorie de produits bio très appréciée des Français avec 11% du marché bio en valeur en 2019. Mais au fait, qu’est-ce qu’un lait bio ?

Le lait bio : 5 grands principes


Principe 1 : origine bio
Les vaches laitières bio doivent naître et être élevées dans des exploitations bio. C’est-à-dire une exploitation qui répond aux normes établies par un ensemble de textes européens et français.

De même, l’alimentation des vaches doit être bio.

Principe 2 : de l’air !
Les pâturages doivent être utilisés aussi souvent que possible : les vaches doivent pouvoir y brouter dès que les conditions météorologiques et l’état des sols le permettent. Les vaches laitières bio passent environ 267 jours par an en plein air !

Principe 3 : vachement de place !
Pour leur bien-être, la densité de vaches par hectare fait l’objet de limitations. Ainsi,  les vaches ne se marchent pas sur les sabots !

Principe 4 : des étables 4 étoiles
L’étable doit être aménagée selon des normes précises favorisant le bien-être des animaux. Une surface minimum de 6m² par vache laitière, une aération et une luminosité satisfaisantes sont autant de points qui sont rigoureusement encadrés. Le tout, en vue d’améliorer les conditions de vie des vaches.

Principe 5 : médecines alternatives
Pour soigner les vaches, on privilégie les actions préventives. Pour ce faire, l’éleveur doit avoir une connaissance telle de ses animaux qu’il puisse repérer très rapidement les signaux d’alerte d’un animal malade. Sont également utilisées les médecines douces telles que l’homéopathie, l’aromathérapie, l’acupuncture ou encore l’ostéopathie. Les antibiotiques quant à eux sont strictement limités.

Maintenant que nous savons ce qu’est un lait bio, nous allons voir tous les bienfaits de ce lait.

Les bienfaits du lait bio pour le consommateur
Les vaches bio se nourrissant essentiellement d’herbe, cela rend le lait bio riche en Omega 3 (ces fameux acides gras réputés pour leurs vertus protectrices sur les vaisseaux sanguins.)

Comme nous l’avons vu précédemment, les éleveurs doivent privilégier les médecines douces si une vache est malade, et en cas de nécessité absolue d’utiliser des antibiotiques, le lait est retiré du circuit bio. Ce qui fait qu’à aucun moment le consommateur n’est en contact avec des antibiotiques.

Les bienfaits du lait bio pour la planète
Dans la mesure où en extérieur le nombre de vaches par hectare est limité, cela permet de prévenir le tassement du sol, le surpâturage, la pollution et l’érosion.

C’est quoi l’annuaire bio ?

Nicolas Trémouillères, responsable du système d’information à l’Agence BIO  nous parle de l’annuaire BIO, l’annuaire officiel qui référence les 80 000 professionnels du secteur bio en France dont l’activité est notifiée.
Cet annuaire permet notamment de mettre en relation les consommateurs avec les producteurs de bio qui sont plus de 25000 aujourd’hui à proposer leurs produits bio en vente directe. Que vous cherchiez des œufs, des légumes, des biscuits ou même du vin bio, rendez-vous sur l’annuaire BIO, pour effectuer des recherches autour de chez vous, de votre lieu de vacances ou de week-end! 

AU PRINTEMPS, CUISINEZ LES PRODUITS BIO POUR DES RECETTES PLEINE DE VITALITÉ !

Les légumes bio, les choux, les courges, les blettes et autres panais nous ont bien régalé ces derniers mois ! Idem pour nos chouchoutes les pommes et poires que nous avons dégustées à la croque, en tartes, en salades ou en compotes. Mais avouons-le, le printemps amène avec lui une plus grande diversité de produits locaux et de saison sur les étales. Et cela, on s’en réjouit…

De fin mars à début juillet, les légumes verts sont évidemment à l’honneur. À consommer sans modération ! Ils sont en effet très riches en fibres et protègent ainsi notre appareil digestif tout en facilitant notre transit. Ils sont aussi source de vitamines, de minéraux et d’anti-oxydants : autrement dit, ils nous aident à ralentir le vieillissement de nos cellules.

À consommer cuite ou crue, l’asperge bio est résolument la star de ce début de saison ! Pour retrouver les artichauts dans nos assiettes, il faudra attendre la fin du mois de mai. On peut cependant déjà se régaler avec les épinards ou les radis. Pour une note sucrée, on pense évidemment aux délicieuses fraises bio qui ont fait leur apparition ces derniers jours et qui mettent de la couleur dans nos desserts.

L’agriculture biologique, c’est aussi les produits laitiers, la viande, les céréales, les œufs, les huiles, les protéines végétales… Tous ces produits font régulièrement l’objet de contrôles qui garantissent le respect du cahier des charges européen. Pour nous prêter main forte en cuisine, on retrouve également les basiques disponibles toute l’année : salades, pommes de terre, oignons, échalotes, ail, épices…

Après vous avoir partagé nos meilleures recettes d’automne pour égayer assiettes et papilles tout en boostant nos systèmes immunitaires, voici quelques délices printaniers !

Risotto aux asperges vertes et aux lardons Ingrédients BIO pour 6 personnes •
400g de riz à risotto • 200g d’asperges vertes cuites • 150g de lardons fumés • 1 oignon • 100g de parmesan râpé • 1,5L bouillon de légumes • Sel, poivre, huile d’olive Marche à suivre Coupez les oignons et faites les revenir à l’huile d’olive avec les lardons. Ajoutez le riz puis progressivement le bouillon chaud. Remuez régulièrement jusqu’à ce que le riz absorbe tout le bouillon. À la fin de la cuisson, ajoutez les morceaux d’asperges (gardez les pointes pour le dressage) Ajoutez le parmesan et mélangez.

Emincé de veau fondant et légumes crus Ingrédients BIO pour 5 personnes • 1kg de sous-noix de veau • 1 endive, 4 mini-carottes, 2 artichauts, 10 pois gourmands, quelques pousses de cerfeuil, une dizaine de radis, quelques feuilles de laurier, romarin et queues de persil • 1 citron et 3 têtes d’ail • Épices : 4g de muscade, 2 clous de girofle, 5g de poivre, 30g de sel • 2cl d’huile d’olive, 150g de crème d’artichaut, 20g de moutarde, 2cl de Xérès, 4cl de crème liquide Marche à suivre Pour réaliser la crème d’artichaut moutardée, mélanger la crème, la moutarde, le Xérès, la crème liquide, une pincée de muscade et une pincée de poivre. Cuire à feu moyen la viande de veau avec l’ensemble des ingrédients (ail, muscade, clous de girofle, poivre, sel, thym, laurier, romarin, persil) dans de l’eau à hauteur pendant 1 heure 20, vérifier la cuisson. La viande est cuite lorsque le morceau de veau est tendre mais ne se défait pas. Rouler le morceau de viande dans du papier film à chaud afin d’obtenir un boudin. Refroidir dans le réfrigérateur pendant 1 nuit. Avant de servir, sortir le morceau de viande, le tailler finement et le disposer au fond d’une assiette. Badigeonner avec la préparation crème d’artichaut et décorer avec les légumes préalablement assaisonnés dans un jus de citron et 4 cuillères à soupe d’huile d’olive.
Retrouvez ici d’autres recettes mettant la viande à l’honneur !

Houmous de betterave rouge bio Ingrédients BIO pour 4 personnes
• 1 betterave rouge cuite • 250g de pois chiches en conserve • 1 gousse d’ail • 1 cuillère à soupe de tapin • 1/2 citron • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive • 2 cuillères à café de cumin en poudre • 1 pincée de sel Marche à suivre Découpez la betterave en petits cubes, hachez l’ail, pressez le citron. Mixez le tout au blender avec les autres ingrédients, jusqu’à l’obtention d’un beau mélange lisse. Servez sur des tartines ou avec des bâtonnets de crudité !

Poêlée de pommes de terre de primeur aux herbes et sauce fromage blanc Ingrédients BIO pour 4 personnes • -650 g de pommes de terre de primeur • 10 gousses d’ail • 2 c à s d’huile d’olive • 1 bouquet garni (branches de thym et de laurier), herbes de Provence • Gros sel, poivre • Pour la sauce : 50 g de fromage blanc, 1 c à c d’herbes de Provence, ½ c à c d’ail semoule, ½ c à c de jus de citron, ½ c à c de persillade, ½ c à c de ciboulette
Marche à suivre Rincez les pommes de terre de primeur à l’eau claire et essuyez-les délicatement avec un torchon. Coupezles en 4. Épluchez les gousses d’ail. Faites chauffer l’huile dans une poêle, ajoutez les pommes de terre de primeur, un peu d’herbe de Provence, les gousses d’ail ainsi que le bouquet garni, le gros sel et le poivre. Faites rissoler les pommes de terre pendant 30 à 40min à feu moyen, tout en mélangeant de temps en temps. Les pommes de terre de primeur sont cuites une fois que la peau est un peu dorée et quand les pommes de terre sont fondantes si vous y plantez la lame d’un couteau. Préparez la sauce en mélangeant tous les ingrédients dans un bol. Vous pouvez verser la sauce sur les pommes de terre de primeur chaudes, ou les tremper directement dans la sauce.
Retrouvez ici d’autres recettes autour de la pomme de terre.

« Club » pomme, betterave et brousse Ingrédients BIO pour 4 personnes
• 1 pomme granny • 1 betterave cuite • 100g de brousse • 8 feuilles de basilic • 20g de pignons de pain • 1/2 citron • 2 cuillères à soupe huile d’olive • 2 pincées de sel, 1 pincée de poivre Marche à suivre Laver les pommes et en évider le cœur au vide-pomme. Les tailler en fine tranches. Les citronner. Peler puis tailler la betterave en fines tranches. Égoutter la brousse. La déposer dans un bol et l’assaisonner de sel, de poivre, et d’huile d’olive. Ajouter les pignons, 4 feuilles de basilic ciselé et mélanger. Monter les «clubs» en intercalant successivement, une tranche de pomme, une tranche de betterave, de la préparation à base de brousse, une tranche de betterave et terminer par une tranche de pomme. Décorer de feuilles de basilic.
Retrouvez ici d’autres recettes mettant les fruits et légumes de saison à l’honneur !

Mousse aux fraises bio Ingrédients BIO pour 4 personnes
• 500 g de fraises bio • 200g de fromage blanc bio • 4 blanc d’œuf bio • 4 c. à café de sucre glace • 1 petite pincée de sel Marche à suivre Lavez les fraises et coupez-les en morceaux. Mixez-les avec le fromage blanc et le sucre. Battez les blancs d’œuf en neige ferme avec le sel, puis incorporez-le délicatement à la purée de fraises. Réservez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.

L’agriculture biologique est un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité, qui apporte des solutions face au changement climatique. Elle s’intègre aussi dans une démarche globale : manger bio, c’est encore mieux si on consomme local et de saison. On pense aussi au fait maison et on essaie de limiter au maximum le gaspillage alimentaire !

Bon appétit !

L’affichage environnemental des produits alimentaires bio

L’affichage environnemental est au cœur de l’actualité !  C’est aussi le sujet de notre deuxième émission la Matinale BIO « Manger bio pour la planète : l’affichage environnemental peut-il orienter le choix des consommateurs ?» qui s’est tenue en direct le vendredi 16 avril.

Pour l’occasion, l’Agence BIO a réuni chercheurs, agriculteurs bio, entrepreneurs bio, pouvoirs publics, membres de l’ADEME et de l’ITAB pour discuter et débattre de cette question. Voici quelques lignes pour vous y retrouver au mieux…

Concrètement, c’est quoi l’affichage environnemental ?
C’est avant tout un dispositif qui s’inscrit dans la transition environnementale pour orienter le choix des consommateurs vers des produits plus vertueux en matière d’environnement. Ce dispositif a été prévu dans la loi du 20 février 2020 relative à l’économie circulaire et à la lutte contre le gaspillage dans le secteur alimentaire. Nous sommes actuellement dans une période
d’expérimentation de dix-huit mois qui se terminera en juin 2021. Elle est menée par l’ADEME et le Ministère de la Transition écologique. Son objectif ? Évaluer différentes méthodologies et modalités pour ce fameux affichage environnemental.

Où en sommes-nous de l’expérimentation ?
Elle doit bien sûr répondre à une question générique : «Selon quelles modalités est-il possible de fournir au consommateur une information environnementale lisible, fiable et objective, afin de lui permettre d’orienter ses choix vers une consommation alimentaire plus respectueuse de l’environnement ?». Une question qui appelle deux objectifs complémentaires :
– l’information et la sensibilisation des consommateurs sur l’impact environnemental de leurs pratiques alimentaires;
– l’évolution de l’offre des produits alimentaires et des modes de production, engageant les acteurs agricoles et agroalimentaires dans des démarches de progrès (écoconception).
Un appel à candidatures a été lancé dans ce cadre, proposant à des acteurs publics ou privés de contribuer à l’expérimentation. Parmi les porteurs de projets, on retrouve par exemple l’application Yuka, l’épicerie bio en ligne La Fourche ou le réseau bio Invitation à la Ferme, qui appliquent déjà
sur leurs produits un affichage environnemental. Interbev (Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes) ou encore l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) en font également partie.
Le 7 avril 2021, ces deux dernières structures ont d’ailleurs dévoilé dans un communiqué de presse les indicateurs sur lesquels elles allaient travailler.

Comment intégrer les produits bio dans ce grand projet ?
Une problématique se pose : la méthode principalement utilisée sera celle de l’analyse de cycle de vie (ACV), avec la base de données Agribalyse de l’ADEME. Or, certains chercheurs et scientifiques ont identifié des limites, en particulier pour l’agriculture biologique. Cette méthode ne prendrait pas (assez) en compte certains impacts environnementaux essentiels,
comme celui des pesticides et des enjeux autour de la biodiversité. Elle ne prendrait pas non plus en compte les effets positifs de certaines pratiques du bio sur l’environnement.
L’ITAB et l’ADEME ont justement apporté leur expertise vendredi 16 avril dans la cadre de la Matinale BIO.

Vous l’aurez compris l’enjeu est de trouver une méthode unique et objective, approuvée par l’ensemble des acteurs de l’agro-alimentaire et qui prend en
compte les impacts environnementaux négatifs comme positifs.
L’Agence BIO est un lieu de débats, de concertations et d’échanges pour faire avancer ces sujets.

Replay de la Matinale BIO du 16 avril 2021

Les femmes dans l’agriculture bio : témoignage de Stéphanie Pageot, éleveuse en Pays de la Loire

Parlez-nous de votre parcours dans l’agriculture biologique. Est ce que le métier d’agricultrice bio a évolué depuis vos débuts ?
J’ai toujours souhaité être agricultrice. Mon Père était éleveur dans les Vosges et j’allais régulièrement l’aider. Quand il est passé en bio en 1991, j’ai su très rapidement que c’était ce que je voulais faire; paysanne bio pour respecter les Femmes et Hommes, les animaux et bien sûr l’environnement, le sol, l’air, l’eau, la biodiversité, etc.
Au début les bio étaient considérés, dans le milieu agricole, comme des “arriérés”, des rétrogrades. Maintenant c’est plutôt l’inverse, ils sont reconnus comme avant-gardistes et très forts techniquement. Je suis installée en bio depuis 1998 et très fière d’être éleveuse bio depuis 23 ans.
Je m’investis également beaucoup dans le réseau des productrices et producteurs bio de la FNAB pour faire entendre notre vision de l’agriculture et de la bio et faire évoluer les politiques agricoles de la France et de l’Europe. J’en ai été la Présidente de 2013 à 2018.

En tant que femme, avez-vous été confrontée à des difficultés ? Ou au contraire, est-ce que cela vous a aidée ?
La place des femmes en agriculture n’est pas forcément facile. C’est un milieu très masculin et très patriarcal. Quand nous conduisons un tracteur et qu’en plus on a un engin derrière, nous sommes regardées comme des extra-terrestres, comme si nous ne serions pas capables de le faire.

Le pire je crois, pour la plupart des femmes agricultrices, c’est, quand un commercial ou un technicien (car là aussi ce sont souvent des hommes) vient sur nos fermes et demande: “où est le patron”, comme si nous ne pouvions pas être nous même patronne. C’est particulièrement agaçant!

Autre exemple : le matériel agricole est construit par les hommes pour les hommes, il est donc parfois très difficile à manipuler ou utiliser.

Il est donc nécessaire et urgent que le milieu agricole évolue et change de regard sur les femmes agricultrices car elles sont  de plus en plus nombreuses à être cheffes d’entreprises agricoles.

Comment les femmes peuvent-elles être motrices dans ce secteur  (Prendre la tête de structures, être au cœur de l’évolution de la filière, transmettre et communiquer sur ce métier…) ?
En 2017, la FNAB, avec le soutien de l’Agence bio, a fait une enquête auprès des femmes agricultrices bio. Elles sont souvent à l’initiative du passage en bio dans les fermes, à la fois parce qu’elles sont très sensibles à la santé de leur famille mais aussi sensibles aux enjeux environnementaux. Par ailleurs ce sont majoritairement elles qui assurent le travail administratif et comptable des fermes et sont donc au fait de la situation économique des fermes.

Enfin ce sont souvent les femmes qui sont créatrices de nouveaux ateliers sur la ferme, notamment pour recréer plus de lien avec les consommateurs-trices et leur expliquer ce qu’est l’agriculture biologique;

Comment voyez-vous la place des femmes évoluer dans ce secteur ? Quelle place imaginez-vous pour les femmes dans l’agriculture biologique de
demain ?
Demain les femmes agricultrices seront de plus en plus nombreuses; il y a beaucoup de femmes qui choisissent l’agriculture bio dans le cadre d’une reconversion professionnelle pour donner plus de sens à leur métier. A la FNAB nous essayons d’œuvrer pour qu’elles soient de plus en plus nombreuses à prendre des responsabilités syndicales ou politiques, pour apporter leurs visions de l’agriculture et faire évoluer cette dernière vers la transition agricole et donc la bio

Parlez-nous d’une femme que vous trouvez inspirante et qui soit actrice de l’agriculture biologique !
Vandana Shiva bien sûr! C’est une femme remarquable qui a créé un mouvement de lutte contre Monsanto et les OGM en Inde en se réappropriant des semences paysannes ; cela donne de l’indépendance et de l’autonomie aux paysannes indiennes. Elles peuvent nourrir leurs familles sans devoir à acheter des semences OGM ni des pesticides ; elles gagnent ainsi beaucoup mieux leur vie tout en respectant la nature.

PLEIN PHARE SUR LES HUILES VÉGÉTALES BIO !

Au rayon bio, on trouve les classiques huiles d’olive, de colza et de tournesol
mais aussi les huiles de chanvre, de pépins de raisin, de lin, de noix, de coco
et bien d’autres encore ! Comment s’y retrouver face à tant de diversité ? On vous explique tout !

Une huile bio, c’est quoi ?
C’est avant tout une huile fabriquée à partir de fruits ou de graines issus d’un
mode de production et de transformation respectueux de l’environnement et de la biodiversité, qui apporte des solutions face au changement climatique.

Comme les autres familles de produits bio, l’huile répond à un cahier des
charges strict et fait régulièrement l’objet de contrôles. Pour sa production,
pas d’engrais chimiques, de pesticides de synthèse ou d’OGM.

Pour reconnaitre une huile bio d’un seul coup d’œil, cherchez le logo
européen sur l’étiquette. Il est présent sur tous les produits bio alimentaires
pré-emballés dans l’Union européenne. La plupart du temps, une huile alimentaire végétale bio est contenu dans une bouteille en verre foncé, idéale pour sa conversation et la non-oxydation du produit. Souvent, elle est aussi “pressée à froid”. Autrement dit, les fruits et graines sont broyés et pressés mais jamais chauffés à plus de 50°C afin de bien garder toutes leurs propriétés.

Côté santé, quels sont les bénéfices ?
Le saviez-vous ? Comme le lait ou la viande, les huiles font partie des
aliments qui fournissent des acides gras essentiels. On retrouve par exemple
les oméga 3, 6 et 9 qui sont indispensables au bon fonctionnement de notre
organisme ! Les huiles font partie de ce qu’on appelle le « bon gras », ne
vous en privez donc surtout pas. Variez leur consommation pour en tirer tous
les bienfaits et profiter de saveurs variées !

Et dans l’assiette ?
Pour l’assaisonnement, on recommande les huiles particulièrement riches en
oméga 3, essentiels pour notre cerveau et notre système cardiovasculaire.
Pour cela, on pense évidemment à la traditionnelle huile d’olive bio. Si vous
souhaitez jouer un peu avec les saveurs et rehausser le goût des aliments,
optez pour les huiles bio de noix, de noisette ou de lin.

Pour la cuisson, il est important d’utiliser une huile adaptée. Une huile
chauffée à température trop élevée peut se révéler toxique. Lisez bien les
étiquettes et veillez à ce que votre huile ne fume pas dans la poêle !
Pour les cuissons douces, privilégiez l’huile bio de tournesol. Pour faire sauter des légumes ou cuire de la viande à feu vif, tournez vous vers l’huile d’olive bio.

Côté pâtisseries, certaines recettes préconisent l’huile végétale pour
remplacer le beurre ! L’huile de colza et son goût neutre est alors idéale mais
si vous voulez ajouter une petite touche exotique, pensez par exemple à
l’huile de coco.

Consommer des huiles alimentaires végétales bio, c’est bon pour soi et
bon pour la planète !  Pour aller encore plus loin, pensez zéro-déchet en
achetant votre huile préférée en vrac ou dans des bidons grand format.

LA VIANDE BIO : UN + POUR MOI ET LA PLANÈTE

En quelques années, le bio est devenu une évidence pour de nombreux
consommateurs. Dans le Baromètre de consommation et de perception des
produits biologiques publié en février 2020 par l’ Agence BIO, il apparait que
9 Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois.
En 2020, l’IFOP en partenariat avec Interbev a également réalisé un sondage dans lequel 90% des personnes interrogées disent consommer des aliments bio ! Et parmi celles qui consomment de la viande, 72% déclarent manger de la viande bio. C’est 13 points de plus qu’en 2015. À l’image du bio en général, la viande bio confirme donc son succès auprès des Français, années après années ! Mais au fait, c’est quoi la viande bio ?

LE BIEN-ÊTRE ANIMAL

En vous tournant vers la viande bio, vous faites assurément le choix d’un
produit qui prend soin des animaux ! Ils ont tous accès à un parcours
extérieur et chacun dispose aussi d’un espace intérieur aéré, spacieux et
lumineux, avec une surface minimum afin de se mouvoir librement. En un
mot : confortable !

Dans leurs mangeoires, on retrouve bien évidemment une alimentation
exclusivement bio. Au menu pour le porc et les volailles, des céréales
cultivées directement par l’éleveur ou provenant des fermes voisines. Pour
les bovins et les porcs, c’est généralement de l’herbe ou des pâturages.

Côté santé, celle des bêtes est principalement axée sur la prévention et leurs
défenses naturelles sont stimulées. Lorsque le recours à des médicaments
est nécessaire, les médecines douces sont toujours favorisées. Pour plus de
détails sur le respect du bien-être animal dans les élevages bio, cliquez ici.

LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

En choisissant une viande bio, vous faites aussi un geste pour la planète ! Et
oui, les élevages bio protègent à la fois les sols et la biodiversité… Cela
passe notamment par ce qu’on appelle le « lien au sol » : les animaux ont
accès à un parcours extérieurs et pâturent dès que les conditions le
permettent mais c’est aussi pour les éleveurs l’obligation d’épandre les
effluents biologiques sur des surfaces agricoles biologiques.
Objectif : utiliser au mieux les cycles naturels !

Pour fertiliser les sols, les éleveurs privilégient des techniques naturelles
avec par exemples l’utilisation des déjections animales, les désherbage
mécaniques ou encore le recours aux huiles essentielles pour éloigner les
insectes.

Enfin, pour travailler au maximum dans le respect de l’environnement, les
agriculteurs bio sont aussi très attentifs à leurs émissions carbone, qu’ils
compensent en pratiquant l’agroforesterie. Concrètement, ils associent sur
une même parcelle des bêtes mais aussi des arbres et des cultures. Cela
leur permet de créer un micro-climat favorable à la biodiversité et à
l’augmentation des rendements, tout en gérant mieux leurs ressources !

Vous l’aurez compris, acheter de la viande bio, c’est s’offrir une viande de
qualité ! C’est aussi soutenir des éleveurs passionnés et engagés dans une
démarche durable. Nous avons rencontré certains d’entre eux, comme par
exemple Sylvain éleveur de porcs, Jocelyne éleveuse de bovins ou
Jean-Marie éleveur et président de la structure Viandes Bio.

5 BONNES RÉSOLUTIONS POUR UNE ANNÉE BIO & ÉCOLO

Le mois de janvier n’est pas terminé, il est donc encore temps pour nous de
vous souhaiter une très belle année et de parler « bonnes résolutions » !
L’année 2020, on s’en souviendra… Elle a bousculé notre quotidien et nous
avons du faire preuve de beaucoup de résilience. Elle a aussi permis
l’émergence de nouvelles tendances de consommation, notamment en
matière d’alimentation. Pendant le 1er confinement, les produits issus de
l’agriculture biologique ont ainsi conquis 8% de nouveaux acheteurs !
Mais comme on l’expliquait déjà ici, le BIO s’ancre dorénavant dans une
démarche globale : « consommer moins mais mieux ». Comment pérenniser
ces nouvelles habitudes en 2021 ? Voici quelques clés.

QUAND JE FAIS MES COURSES

1 – J’ai toujours en tête le trio gagnant « bio, local et de saison »

Consommer bio, local et de saison, c’est l’idéal ! Si vous avez du mal à vous
y retrouver, téléchargez sur votre téléphone notre calendrier des fruits et
légumes de saison. Il vous sera d’une grande aide face aux étals de votre
magasin/marché/producteur bio préféré. On vous promet que même en plein
hiver, vous aurez l’embarras du choix entre les choux, les courges, les
endives, les épinards, les poireaux…la liste est longue. L’avantage, c’est que
tous ces produits de saison poussent forcément près de chez vous ! Inutile
de les faire venir de l’autre bout du monde.

2 – Je choisis du poisson et de la viande issus de filières responsables

En agriculture biologique, l’élevage est encadré par le règlement européen
afin de mettre en œuvre des pratiques respectueuses du bien-être animal
notamment. Consommer de la viande bio, c’est donc la garantie d’un produit
éthique et de qualité. Cliquez ici pour en savoir plus. Coté poisson, référez-vous à l’écolabel « Pêche Durable » qui existe depuis 2017. Il certifie aux
consommateurs que les produits répondent à des exigences
environnementales, économiques et sociales. Bonus : la traçabilité est
garantie !

3 – Je privilégie le vrac

Pour limiter l’usage du plastique et du carton, le vrac est votre allié !
Lorsque vous faites vos courses, pensez systématiquement à prendre un
cabas réutilisable ou « tote-bag » avec vous. Gaspillage évité et zéro centime
dépensé ! Vous vous apprêtez à faire le plein de céréales, oléagineux et
autres aliments secs ? Servez-vous directement dans un sachet plutôt que
d’acheter une boîte déjà faite. Et lorsque vous n’avez pas le choix, privilégiez
les marques qui proposent des emballages biodégradables.

À LA MAISON

4 – Je limite le gaspillage

Réduire le gaspillage à table = réduire le poids des poubelles = faire des
économies ! Cela s’inscrit aussi dans une prise de conscience écologique :
en consommant mieux, on réduit son impact et on contribue à préserver les
ressources de la planète. Alors… place au zéro-déchet en cuisine ! Par
exemple, donnez une seconde vie aux épluchures avec un pesto de fanes
de carottes ou des chips de peau de pommes de terre. Vous trouverez
d’autres astuces ici. De manière générale, préférez la qualité à la quantité !

5 – Je fais au maximum moi même

Un plat fait maison avec amour sera toujours bien meilleur qu’un plat
préparé ! Il sera aussi bien plus riche en nutriments, bien plus pauvre en
additifs et conservateurs et souvent…moins cher.
Alors bon appétit et excellente année 2021 !

L’Agence BIO a déménagé !

Nous vous souhaitons tout d’abord une très bonne année 2021.

Nos nouveaux locaux (tout proches des anciens) se situent 12 rue Henri
Rol-Tanguy 93100 Montreuil.

Durant tout le mois de janvier, il sera préférable de nous contacter par mail. 
Vous trouverez ci-dessous les e-mails de l’ensemble des pôles de l’Agence BIO :

– Notification : notification@agencebio.org
– Avenir BIO – Structuration de filières : avenirbio@agencebio.org
– Observatoire : observatoire@agencebio.org
– Environnement & Territoires : anne.basset@agencebio.org
– Communication : communication@agencebio.org
– Marque AB : marqueab@agencebio.org
– Direction et facturation : secretariat@agencebio.org

DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE BIO & RESPONSABLES, SANS SE RUINER !

Les fêtes de fin d’année approchent… enfin la pause hivernale tant attendue
et les retrouvailles familiales (en petit comité et dans le respect des gestes
barrière) ! Mais cette période festive est aussi synonyme de
surconsommation, de gaspillage alimentaire et de surplus de déchets. Si on
changeait un peu les choses cette fois-ci, à commencer par nos assiettes ?
Vous avez envie d’un repas de réveillon plus responsable mais vous ne
savez pas comment vous y prendre ? Voici quelques idées.

CHOISIR DES PRODUITS DE SAISON, QUI NE VIENNENT PAS DE
L’AUTRE BOUT DE LA PLANÈTE

Pour les fruits et légumes, on mise tout sur les produits de saison. Quelques
exemples côté salé : choux verts, blancs ou rouges, courges, brocolis ou
encore endives, sans oublier les pommes de terre. Vous avez l’embarras du
choix ! Pour une note sucrée, on pense évidemment aux clémentines bio,
pleines de vitamines. Les kiwis français, les pommes et les poires ne sont
pas en reste pour ravir vos convives en fin de repas. Retrouvez sur le site de
l’Agence BIO notre calendrier avec tous les fruits et légumes d’hiver.

Vous l’aurez compris, des produits de saison c’est bien, des produits locaux
et si possible issus de circuits courts, c’est encore mieux. Pourquoi nous
direz-vous ? Cela permet d’entretenir le lien entre producteurs et
consommateurs et de soutenir les agriculteurs et petits commerces qui ont
été fragilisés par le crise sanitaire.

Consommer local, c’est d’ailleurs une habitude qui semble avoir conquis un certain nombre de Français ces derniers mois.

BIEN SÉLECTIONNER SA VIANDE ET SON POISSON

Si vous ne pouvez vous passer des traditionnels chapons, dindes ou viandes blanche ou rouge, privilégiez les élevages bio ! Ils vous garantiront des pratiques respectueuses du bien-être animal et de l’environnement. Vous cherchez des idées de recettes originales et savoureuses ? Faites un tour par ici. Amateurs de foie gras,
vous n’en trouverez pas au rayon bio car la pratique du gavage n’est pas
autorisée par la règlementation européenne en agriculture biologique.

Pour les saumons, coquilles Saint-Jacques ou huitres, véritables stars des
menus de réveillons, choisissez autant que possible des produits issus de la
pêche durable. Par exemple, les huîtres bio du bassin d’Arcachon ou celles
de Camargue sont d’excellents choix si vous recherchez un produit durable et
responsable.

NE RIEN JETER (OU PRESQUE)

Pour limiter au maximum le gaspillage et faire des économies en cette
période, donnez une seconde vie aux épluchures ! Petit rappel, les fruits et légumes bio sont cultivés sans pesticides chimiques de synthèse, on peut donc manger leur peau.

Avez-vous déjà essayé de faire un pesto avec vos fanes de carottes pour l’apéritif ? C’est délicieux. On ne vous parle même pas des
chips d’épluchures : butternut ou pommes de terre, à vous de jouer !

Autre astuce pour ne pas perdre une miette de votre festin : demandez à vos
invités d’apporter des contenants. Ils pourront ainsi emporter les restes de
nourriture chez eux et continueront d’en profiter les jours suivants.

De manière générale, préférez la qualité à la quantité !

Enfin, pour aller plus loin dans la logique du «zéro déchet», pensez à acheter
vos céréales, oléagineux et autres aliments secs au rayon vrac de vos
commerces favoris.

Consommer bio, c’est aussi consommer mieux ! Bonnes fêtes de fin d’année
et bon appétit !