Clôture du printemps BIO avec les JNA2022 !

17-18-19 JUIN 2022

Le dernier week-end du Printemps BIO 2022, participez aux “Journées Nationales de l’Agriculture” : une nouvelle opportunité pour mieux faire connaître vos pratiques bio !

Il est très facile d’assister aux JNAgri ! Animations, ateliers pédagogiques, initiations, rencontres et démonstrations, dégustations et ventes directes de produits, expositions, visites guidées, pique-nique…

Ces journées représentent plus de 1000 événements dans 900 sites ouverts pour plus de 100 000 visiteurs pendant 3 jours.

Créées et organisées par Agri demain et Make.Org Foundation, ces journées consacrées à l’agriculture ont pour but de valoriser et soutenir le travail des agriculteurs en reconnectant les Français à leur patrimoine agricole et alimentaire. L’agriculture biologique et ses pratiques y a toute sa place !

Découvrez le programme des JNA, selon votre région :  en cliquant ici

Création de l’équipe de France du bio !

L’Agence BIO, les interprofessions (Cniel, Interfel, INTERBEV, Cnpo, Synalaf, Cnipt, Intercéréales, Terres Univia) et Natexbio – Maison de la BIO qui fédèrent les entreprises du secteur Bio se mobilisent pour soutenir la consommation de produits issus de l’agriculture biologique.

Ensemble, elles s’engagent de manière inédite pour lancer une campagne commune d’information et de promotion du mode de l’agriculture biologique, des exigences du label AB et de ses produits, à destination des citoyens et des consommateurs français.

Le communiqué de presse : CP EQUIPE DE FRANCE DU BIO

Produits bio en restauration collective : des plateformes au service des territoires

Dans le cadre de la loi dite « EGalim », la restauration collective doit introduire 20 % de produits biologiques dans ses achats alimentaires. Identification des fournisseurs, gestion des volumes et de la logistique, marchés publics… : les questions d’approvisionnements sont complexes. De plus, de nombreuses collectivités et établissements souhaitent introduire des produits biologiques qui sont également issus de leurs territoires.

Afin de répondre à leurs questions en matière d’approvisionnements en produits biologiques, un webinaire organisé par l’Agence Bio a réuni le 13 janvier 2022 de 14h à 16h deux des plateformes de distribution du Réseau Manger Bio : La Bio d’Ici en Savoie et Manger Bio Sud-Ouest ainsi que le Responsable restauration de la commune de Saint-Loubès (33) s’approvisionnant grâce à ces opérateurs.

Le Réseau Manger Bio a un rôle structurant dans les territoires. Il rassemble sur le territoire national plusieurs plateformes de distribution de produits bio et locaux, mais aussi nationaux, il assure aux producteurs agricoles des débouchés et revenus, et accompagne techniquement établissements et collectivités.

L’objectif de ce webinaire était de mettre en évidence des solutions d’approvisionnements en produits biologiques de territoire pour les collectivités et établissements de restauration collective.

Retrouvez le replay du webinaire  ICI ainsi que le support de présentation

Loïc GUINES, nouveau président de l’Agence BIO

L’Agence BIO annonce l’élection de Loïc Guines au poste de président
du groupement d’intérêt public en charge du développement, de la promotion et de la structuration de l’agriculture et de l’alimentation biologiques françaises. Membre de l’APCA, l’une des quatre familles professionnelles du conseil d’administration à accéder à la présidence tournante de l’Agence BIO, il a été élu pour deux ans par les membres du conseil d’administration : MAA, MTES, APCA, FNAB, SYNABIO et la Coopération Agricole. Il prend la succession de Philippe Henry.
Président de la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine, il est également membre du conseil d’administration de l’APCA où il est le référent bio pour le réseau des chambres d’agriculture depuis février 2020. « Par ce mandat, je souhaite, avec les familles constitutives de l’Agence BIO, accroître la compréhension du grand public sur les vertus de l’agriculture et l’alimentation biologiques, particulièrement sur la question de la biodiversité et de la création d’emplois dans les territoires.
J’aurai à cœur de développer et renforcer nos échanges avec l’ensemble des interprofessions et des acteurs de la filière, qu’ils soient les historiques du bio ou des nouveaux venus qui en feront la croissance de demain » déclare Loïc Guines, Président de l’Agence BIO.
Laure Verdeau, directrice de l’Agence BIO, le conseil d’administration et les équipes tiennent à saluer le superbe travail de Philippe Henry et son engagement sans faille durant son mandat de président et se réjouissent
d’accueillir Loïc Guines pour donner aux citoyens français tous les moyens utiles pour faire des choix alimentaires éclairés.

Qu’est ce que la loi EGalim ? 

La loi EGalim, s’appelle en réalité “loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous”. Il s’agit d’une loi française de 2018 issue des États généraux de l’alimentation lancés en 2017.

Cette loi comporte 69 articles, comptabilise plus de 300 heures de débat au Parlement et plus de 5 000 amendements examinés en projet de loi.

La loi EGalim poursuit plusieurs objectifs :

    • Rémunérer justement les producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;
    • Renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits alimentaires ;
    • Favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous.
    • Renforcer les engagements sur le bien-être animal
    • Réduire l’utilisation du plastique dans le domaine alimentaire

Et concrètement, qu’est-ce que cela implique ?

Voici quelques exemples de ce que change (ou va changer) cette loi dans le quotidien de chacun :

> Depuis le 1er janvier 2020, elle interdit certains ustensiles plastiques à usage unique comme les pailles, les touillettes, les assiettes par exemple.

> Dès le 1er janvier 2022, elle impose à la restauration collective publique de proposer au moins 50% de produits durables et de qualité dont au moins 20% de produits bio. Et lorsque l’on parle de produits durables  qualité, il s’agit entre autres de produits bénéficiant  :

    • de signes officiels de qualité comme les appellations d’origine protégée (AOP), le Label Rouge, l’indication géographique protégée (IGP) ou encore l’agriculture biologique
    • de mentions valorisantes (spécialité traditionnelle garantie, HVE, les produits fermiers…)
    • Les produits issus de la pêche maritime bénéficiant de l’écolabel Pêche durable

> Depuis 2019, la loi EGalim impose le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte pour les denrées alimentaires et les produits destinés à l’alimentation des animaux de compagnie revendus en l’état aux consommateurs. Mais également l’encadrement des promotions en valeur. Il est désormais interdit de faire une promotion supérieure à 34% donc il n’est pas possible de proposer un produit offert pour un produit acheté. Le tout, dans le but de lutter contre le gaspillage alimentaire.

> Suspension de l’emploi du dioxyde de titane dans les produits alimentaires (E171) utilisé couramment dans les confiseries, les desserts, les crèmes glacées, les sauces d’assaisonnement ou encore les plats préparés.

> La loi EGalim a pour but de permettre également aux agriculteurs d’avoir un revenu digne en répartissant mieux la valeur. Et ce, en se basant sur l’inversion de la construction du prix : le contrat et le prix associé seront proposés par les agriculteurs, en prenant en compte les coûts de production. Ils pourront peser dans les négociations grâce à un regroupement en organisation de producteurs et au renforcement des interprofessions.

> D’ici 2025, les contenants plastiques de cuisson, réchauffe et service devront disparaître de la restauration scolaire.

Lancement du premier baromètre de la Restauration Hors Domicile basé sur des données réelles

Dans le cadre de leur mission d’intérêt général, FranceAgriMer et l’Agence BIO, établissements publics sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont fait appel au cabinet de conseil CKS pour lancer une étude inédite et ambitieuse sur les pratiques d’achats des acteurs de la Restauration Hors Domicile (RHD). L’objectif est de mesurer le plus fidèlement possible la quantité mais aussi la qualité des denrées alimentaires achetées par les acteurs des restaurations commerciale et collective en France.

L’enquête est accessible en ligne via le site https://barometre-rhd.fr puis « Je participe ».

La production de ce baromètre répond à une volonté croissante de maîtrise des origines, labels et circuits d’approvisionnements des produits achetés par la RHD. Ce baromètre fait écho aux politiques publiques actuelles en matière d’achats de denrées alimentaires, par exemple la loi EGalim et vise un double objectif :

  1. Analyser selon une méthode qualitative et quantitative les achats des acteurs de la restauration hors domicile (RHD), pour l’ensemble des produits alimentaires, en distinguant notamment le Bio.
  2. Créer un système d’informations barométrique de la RHD comprenant les informations sur les quantités et les caractéristiques des produits achetés, accessible à tous et mis à jour régulièrement..

La démarche est inédite dans sa méthode de collecte. En effet, les répondants  au baromètre ont la possibilité de participer à l’enquête en fournissant un export de commandes ou de factures issu de leurs système d’informations comptables. Cela permet un gain de temps pour les répondants mais également assure une fiabilité plus importante de l’information. L’anonymat des répondants est parfaitement garanti.

Pour collecter plusieurs millions de lignes de commandes, traiter cette information puis la restituer, les équipes de CKS ont mis en place une plateforme logicielle mobilisant les dernières technologies (Big Data, IA, …). Les donneurs d’ordres qui participent au baromètre auront accès à une plateforme « géo décisionnelle » et peuvent disposer d’analyses très riches quant aux dynamiques du secteur sur le territoire français. Un acheteur de denrées alimentaires peut ainsi comparer durablement ses pratiques avec celles des autres donneurs d’ordres, sur un grand nombre d’axes d’analyse. Ainsi une société de restauration collective pourra comparer ses achats à ceux de ses concurrents, une grande collectivité locale pourra constater ses progrès et mesurer l’effort qui lui reste à produire pour rejoindre les objectifs qu’elle s’est fixés, un restaurateur pourra mettre en avant la singularité de ses circuits d’approvisionnements et la qualité de ses produits.

L’enquête est ouverte actuellement pour une première restitution des résultats attendue début 2022.

Vous êtes en charge des achats de denrées alimentaires dans un ou plusieurs restaurants ? Répondez à notre enquête sur le site https://barometre-rhd.fr puis « Je participe ».

Pour plus de détails :

  • Inscrivez-vous à notre webinaire au cours duquel nous présenterons la démarche et répondrons à vos questions le 18 Novembre à 16h via le lien suivant : https://bit.ly/3CYLwYo
  • Consultez notre FAQ ou contactez-nous directement à l’adresse suivante : barometre-rhd@franceagrimer.fr

Evaluation détaillée du marché bio 2020

En 2020,  le marché alimentaire bio à progressé de plus de 12% pour approcher 13 milliards d’euros

Retrouvez une évaluation du marché 2020 détaillée par type de produits bio et de circuits de distribution. Les analyses sectorielles et régionales du marché bio apportent un éclairage sur le développement des filières bio françaises et le commerce extérieur.

Retrouvez tous les chiffres bio sur notre site ici

Synthèse de l’étude sur les grandes cultures bio dans l’UE et dans les principaux pays tiers en ligne

En 2020, afin de compléter et d’approfondir l’étude faite par l’observatoire de l’Agence BIO en 2019, l’Agence BIO, Intercéréales et Terres Univia ont décidé de lancer une étude sur les grandes culture bio dans l’UE et dans les principaux pays tiers.

La réalisation de cette étude a été confiée à Ecozept et AND-I.

Deux documents sont disponibles sur notre site :

la synthèse de l’étude

la présentation faite en Commission Bio Intercéréales-Terres Univia

Précisions sur le bio après la diffusion de Complément d’Enquête

A l’occasion du Complément d’Enquête consacré au bio diffusé sur France 2 le 30 septembre, l’Agence Bio souhaite rappeler quelques faits sur l’agriculture et l’alimentation biologiques en France.

 

La demande de bio et de bio français, étant croissante depuis plus de 20 ans, l’agriculture et la transformation françaises en bio connaissent un important changement d’échelle.

Sur le thème de l’industrialisation du bio, rappelons que :

  • La taille moyenne des exploitations en bio en France est 20% plus petite que la moyenne nationale toutes exploitations confondues. Le lien au sol est obligatoire et la taille des exploitations agricoles est nécessairement limitée : le producteur devant principalement nourrir ses animaux avec ce qu’il produit sur sa ferme
  • Le bio est produit par un tissu dynamique de PME partout sur le territoire.
  • Avec 56% du marché du bio vendu en grande distribution, la vigilance reste cruciale pour que le bio reste un modèle économique rémunérateur pour l’amont et pour l’aval. La contractualisation pluriannuelle, dans l’ADN du bio historique, reste un rempart contre les aléas du marché et la volatilité des prix.
  • Les situations de surproduction évoquées sur certains produits sont conjoncturelles, tandis que la demande de bio reste structurelle :
    • Le bio est présent dans les achats de 9 français sur 10, y compris dans les populations avec un moindre pouvoir d’achat.
    • 68% des 18/ 24 ans déclarent venir au bio pour préserver la planète, on peut supposer que ce motif est durable.

Cette croissance du bio reste encadrée et contrôlée.

Tous les acteurs des filières bio françaises sont mobilisés sur le sujet pour œuvrer au maintien d’un développement cohérent de l’agriculture biologique, d’une juste rémunération et d’un accroissement de sa consommation.

La croissance se fait dans le cadre réglementaire du cahier des charges européen qui s’applique à tous les opérateurs en bio, agriculteurs, transformateurs et distributeurs, uniformément sur le territoire européen. Elle est contrôlée a minima une fois par an par 12 organismes certificateurs agréés en France par l’INAO.

La certification bio est aujourd’hui la certification publique la plus exigeante, pour répondre aux enjeux majeurs de lutte contre le changement climatique, de préservation de la biodiversité, de restauration de la qualité des eaux…

C’est donc l’occasion de rappeler qu’il n’y a pas de vrai ou de faux bio.

Un produit bio reste un produit biologique, quelle que soit la taille du producteur. Certifié bio, il apporte la garantie que l’ensemble des critères exigés par le règlement européen a été respecté lors de son élaboration, c’est-à-dire sans produits chimiques de synthèse, dans le respect du lien au sol et du bien-être animal.

Rappelons que le bio est LE label reconnu et plébiscité…

  • En particulier le bio national, voir local : le bio est un facteur clef de la souveraineté alimentaire, avec 80% du bio consommé en France produit nationalement (hors produits tropicaux non produits en métropole).
  • Avec 98% de notoriété, la marque AB reste le point de repère des Français dans cette période de transition alimentaire

Et la place de la France sur le marché du bio :

  • Le marché fait face à une croissance à 2 chiffres depuis 20 ans et représente aujourd’hui 13 milliards d’euros, soit le 2ème marché européen après l’Allemagne
  • La France est le premier pays européen en production bio, avec bientôt 10% de sa surface agricole cultivée en bio et 12% de ses agriculteurs convertis.

La France, championne d’Europe des surfaces agricoles bio !

En 2020, la France totalisait 2,55 millions d’hectares en surface agricole utile (SAU) cultivées en mode biologique contre 2,44 ha pour l’Espagne. Au 3e rang, on retrouve l’Italie qui enregistre un peu plus de 2 millions ha de SAU bio.
Pour connaître les chiffres de production et du marché bio 2020.

Pour rappel, le mode de production et de transformation biologique fait partie en France des signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine.

Encadré par une réglementation européenne depuis 1991, il a pour objectifs le respect de l’environnement, de la biodiversité et du bien-être animal. Seuls les produits qui en sont issus peuvent porter le logo bio européen et la marque AB.

Le bio s’inscrit au cœur du développement durable. Il constitue une importante source d’emplois et participe à la création de valeur ajoutée pour la vie économique et sociale des territoires.

Pour plus d’informations.

Chiffres bio 2020 : Revoir la conférence de presse et lire le dossier de presse

Alors que l’année 2020 a bouleversé les modes de consommation et de production, l’Agence BIO délivre les chiffres de cette année atypique

Quelle dynamique pour le secteur bio ?

Quel impact a eu la crise sanitaire ?

Comment se positionne la France versus ses voisins européens ?

Revoir la conférence de presse de présentation des chiffres 2020 de l’agriculture biologique marché et production

Retrouver le dossier de presse “Le bio, acteur incontournable de la souveraineté alimentaire”

Découvrez les lauréats de la 8ème édition des Trophées de l’Excellence BIO

L’AGENCE BIO ET LE CREDIT AGRICOLE RECOMPENSENT LE GAEC DE LORAN (GERS) ET GRAINE DE CHOC (SOMME)

Télécharger le communiqué de presse

Découvrez les portraits des lauréats et finalistes

L’Agence BIO et le Crédit Agricole dévoilent les lauréats de la 8ème édition des Trophées de l’Excellence Bio, qui récompensent les actions innovantes et exemplaires réalisées par la filière bio.
Le jury, présidé par Estérelle Payany, critique gastronomique et autrice de livres de cuisine a retenu huit finalistes, parmi lesquels les deux heureux gagnants : Le Gaec De Loran et Graine de Choc qui reçoivent un prix de 6 000 € ainsi que deux coups de coeur du jury qui reçoivent, quant à eux, un prix de 1 500 €. Les lauréats recevront officiellement leur Trophée lors d’une remise des prix qui se déroulera le mercredi 22 septembre 2021 à l’occasion du Salon Tech&Bio à Valence.

Catégorie Producteurs

LAURÉAT Clément Nédellec (Occitanie) pour Le Gaec De Loran
De retour à la ferme familiale après une expérience à l’étranger, Clément Nédellec a construit un système vertueux autour d’un élevage bio 100 % à l’herbe apportant qualité nutritionnelle du lait et préservation de l’environnement.
En savoir plus : https://www.agencebio.org/les-tropheesde-lexcellence-bio/gaec-de-loran/

Coup de coeur du jury Pierre Pujos (Occitanie) pour son projet
« Agroécologie de territoire »
Au coeur du Sud-Ouest, Pierre Pujos a construit un projet global et cohérent sur la base de la complémentarité des systèmes agricoles : les céréales, l’élevage ovin et l’auto-fertilité dans le but de lutter contre l’érosion des
sols.
En savoir plus : https://www.agencebio.org/lestrophees-de-lexcellence-bio/pierrepujos/

Catégorie Entreprises – Associations

LAURÉATE Béatrice Maire (Hauts-de-France) pour Graine de Choc
Béatrice Maire a fait le pari de proposer un produit sain et gourmand à base de de févérole bio et locale, légumineuse encore peu utilisée en alimentation
humaine : Tartimouss.
En savoir plus : https://www.agencebio.org/les-trophees-delexcellence-
bio/graine-de-choc/

Coup de coeur du jury Pascal Le Guern (Bretagne) pour Messidor
Depuis 14 ans, Pascal Le Guern maîtrise sa production de pain du champ à l’assiette en choisissant des blés anciens puis en s’appuyant sur la méthode Respectus Panis afin de conserver les qualités nutritionnelles de son pain.
En savoir plus : https://www.agencebio.org/lestrophees-de-lexcellence-bio/messidor-2/

LE MOT DE LA PRÉSIDENTE DU JURY, ESTÉRELLE PAYANY
« L’énergie déployée par les candidats à défendre leur projet était manifeste, chacun étant heureux de partager les détails et les résultats de leur initiative. Les synergies sont au coeur du modèle de l’agriculture biologique, et les innovations ne sont pas seulement techniques, mais aussi dans les façons
d’adresser plusieurs problématiques à travers un même projet. Les notions d’impacts environnementaux sont liées aux enjeux sociaux et économiques, et les projets primés ont tous en commun la prise en compte de la complexité du monde. L’enjeu n’est plus l’excellence en un domaine, mais de mettre au point
des systèmes résilients, duplicables, qui pourront inspirer d’autres acteurs dans d’autres régions, ens’inscrivant dans la richesse de leurs territoires. Plus que jamais, les problématiques d’alimentation,d’agriculture et d’impacts sont étroitement imbriquées, et découvrir autant de projets qui prenaient ces sujets à bras le corps donne du corps et de l’espoir à l’avenir ».

L’Agence BIO et le Crédit Agricole se félicitent du succès de cette nouvelle édition qui reflète le bio d’aujourd’hui : un bouillonnement d’idées, des convictions et des valeurs au-delà du bio comme l’inclusion, la qualité de vie, la rémunération des agriculteurs et bien sûr leur engagement pour des produits bons, sains et un environnement protégé.

LE COUP DE COEUR NOUVELLE-AQUITAINE,
LA PREMIÈRE ÉDITION RÉGIONALE !

INTERBIO Nouvelle-Aquitaine, association interprofessionnelle bio régionale et les caisses régionales du Crédit Agricole présentes dans la région* ont organisé une déclinaison régionale sous la présidence de Marie-Luce Ribot, rédactrice en chef des magazines chez Sud Ouest, pour désigner leur coup de coeur Nouvelle-Aquitaine et lui attribuer un prix de 1 000 €.
Philippe Leymat, viticulteur bio en Corrèze a ainsi été récompensé pour son projet de création d’une zone de biodiversité d’1 hectare au milieu de 7 hectares de vigne bio. Ce projet comprend 4 axes : agronomie, expérimentation, pédagogie et tourisme. La remise des prix aura lieu à l’automne.
En savoir plus : https://interbionouvelleaquitaine.com/trophees-bio-de-lexcellence-coup-de-coeur-na/
*Aquitaine, Pyrénées Gascogne, Centre France, Charente-Maritime Deux-Sèvres, Charente Périgord, Centre Ouest et Touraine Poitou

 

Le sucre bio : état des lieux

Le sucre est l’un des aliments pouvant être certifiés bio, au même titre que les fruits, les légumes, la viande ou encore les produits laitiers.

Suivez-nous pour un tour d’horizon de cette filière.

Le sucre quesako ? 

Lorsque l’on parle de sucre, on parle de l’ensemble des matières sucrantes parmi lesquelles on trouve le saccharose, le fructose, le miel, le sirop de glucose-fructose ou encore l’agave…

Ils appartiennent tous à la grande famille des glucides et à la sous-famille des sucres simples.

Le sucre que nous achetons, quant à lui, est fabriqué à partir de plantes sucrières : la betterave sucrière et la canne à sucre principalement, mais le sucre de coco commence lui aussi à faire des émules.

Pour la canne à sucre et la betterave, le procédé est sensiblement le même : la plante récoltée, lavée puis broyée et pressée pour en extraire du jus. Ce jus sucré est mélangé à de l’eau chaude (pour extraire le sucre), puis à du lait de chaux (pour éliminer les impuretés), avant d’y incorporer du gaz carbonique (pour éliminer la chaux). Le liquide est ensuite filtré puis on le débarrasse de son calcium.

Ce jus “pur” est chauffé dans une cuve sous-vide, ainsi l’eau s’évapore et le sucre se cristallise. C’est ainsi qu’on obtient du sucre roux. Décoloration filtrage, cristallisation et séchage sont autant d’étapes qui permettent de transformer le sucre roux en sucre blanc.

Pour le sucre de coco, le procédé est différent : le sucre de fleurs de coco est extrait de la sève des fleurs de cocotiers par un procédé artisanal. La récolte se fait en grimpant aux arbres, la sève est récupérée directement dans les fleurs de coco. Celle-ci est chauffée jusqu’à sa cristallisation en sucre, ensuite séchée et triée à la main.

Sucre de canne bio : l’Amérique Latine domine 

En 2018, 94 811 ha de canne à sucre étaient cultivés en bio, soit 0,4 % de la surface mondiale de canne à sucre. Les surfaces ont progressé de 6 % par rapport à 2017. La production mondiale de sucre de canne bio a été évaluée à 4,9 millions de tonnes pour 2016, soit 0,3 % de la production globale

Trois pays latino-américains dominent ce secteur avec 2/3 de la superficie : l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, avec environ 10 à 11 500 ha chacun.

Sucre de betterave bio : un marché de niche 

La filière du sucre bio de betterave reste embryonnaire.

Plusieurs pays européens sont impliqués dans cette filière comme l’Allemagne, l’Autriche, ou encore la Roumanie.

L’Allemagne dispose en moyenne de 1200 ha depuis 2008, l’Autriche de 855 ha et la Roumanie de 500 ha environ.

En dehors de l’Europe, l’Egypte est également l’un des principaux pays cultivateurs de betteraves sucrières en bio avec plus de 2 200 ha.

Zoom sur la France 

Il est à noter qu’en France, la production de sucre certifié bio est très récente puisqu’elle date de 2019. Et les chiffres montrent que nous sommes passés de 253 hectares de productions de betteraves sucrières cultivées en bio en 2019 à 1069 hectares en 2020. Les régions qui produisent le plus sont les Hauts de France, l’Ile de France et le Centre Val de Loire.

Deux coopératives sont impliquées dans cette filière : Terreos et Cristal Union. Les deux coopératives ont doublé leurs surfaces de betteraves bio en 2020 !

La production de sucre bio est encore relativement timide, mais il y a tout à parier que le sucre bio va prendre son plein essor dans les années à venir. Notamment avec l’engouement que suscite le sucre bio de coco !

Sources :
https://www.biolineaires.com/dossier-sucre-bio-de-la-canne-avant-tout/

https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2021/01/Carnet_MONDE_2020-1.pdf

https://www.cultures-sucre.com/plantes-et-production/extraction-du-sucre-de-canne-comment-ce-sucre-est-il-fabrique/

Qu’est ce que le métaprogramme Metabio

Officiellement lancé début 2020, le métaprogramme Metabio doit durer de 5 à 8 ans. Il est coordonné par l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement. INRAE est un institut public de recherches qui œuvre pour un développement cohérent et durable de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement. Pour répondre à des enjeux scientifiques et sociétaux qui nécessitent la mobilisation d’une large palette de disciplines, INRAE a mis en place des programmes transversaux de recherche appelés “métaprogrammes “.

Suite au programme AgriBio (2000-2019), INRAE a lancé un métaprogramme sur le “changement d’échelle de l’Agriculture Biologique”, appelé Metabio. Celui-ci s’appuie sur :

  • Des communautés scientifiques interdisciplinaires
  • Des sites expérimentaux INRAE, tout ou partie en agriculture biologique
  • Des liens étroits avec les partenaires et les acteurs.

L’objectif est d’élaborer des propositions, scientifiquement étayées, pour anticiper les conséquences et accompagner le déploiement des systèmes agri-alimentaires en Agriculture Biologique.

Ce métaprogramme cible une problématique en particulier : quels sont les enjeux, les leviers et les conséquences sur l’ensemble du système
agri-alimentaire d’un changement d’échelle de l’agriculture biologique ?
INRAE s’interroge notamment sur les conséquences d’une agriculture bio majoritaire sur le territoire français.

Le métaprogramme repose sur 4 axes thématiques de recherche :

AXE 1 : comment accompagner cette transition et à quelle condition ?
AXE 2 : Les ressources à mobiliser pour produire suffisamment et durablement en AB
AXE 3 :Transformation, conservation et qualités des produits biologiques
AXE 4 : comment le bio et les autres systèmes peuvent-ils coexister ?

Anticiper ce changement d’échelle suppose aussi et avant tout de s’interroger sur les conditions nécessaires à cette mutation. Par exemple, si l’agriculture biologique offre aujourd’hui un potentiel de régulation des bioagresseurs plus élevée que l’agriculture conventionnelle, l’absence de protection exercée par les pesticides de synthèse pourrait induire, selon certains experts, une recrudescence des bioagresseurs qui ne compenserait peut-être pas l’augmentation des processus de régulation naturelle.

Par ailleurs, l’organisation des filières, comme celle des territoires, peut aussi être affectée et jouer le rôle de moteur du développement de l’AB ouvrant des questions notamment de coexistence entre modèles d’agriculture.

À noter que le Métaprogramme Metabio repose sur des financements de projets, et de thèses mais il bénéficie également de toute une fonction d’animation scientifique comme des gazettes scientifiques, de la veille, des séminaires, ainsi que des partenariats.

Exemple de consortia rendu possible grâce au Métaprogramme : L’élevage de porc bio : un contributeur au développement de l’agriculture biologique ? 

Ce projet explore l’hypothèse selon laquelle l’élevage de porc pourrait contribuer au développement de l’agriculture biologique, en favorisant l’optimisation des processus et le bouclage des cycles à différents niveaux d’organisation, de l’animal au territoire. Par exemple, le porc, en tant qu’omnivore, est capable de valoriser des co-produits qui ne peuvent pas l’être par d’autres usages et ses rejets ont des qualités fertilisantes intéressantes pour les sols et les productions végétales.

En savoir plus sur le Métaprogramme Metabio 

Coup de projecteur sur les projets lauréats 2021 du Fonds Avenir Bio

Félicitations aux premiers projets lauréats du Fonds Avenir Bio pour 2021 !

Mis en place en 2008, le Fonds Avenir Bio a pour objectif de déclencher et soutenir des projets collectifs de structuration des filières biologiques françaises, impliquant des partenaires complémentaires à différents stades des filières (amont et aval), engagés sur 3 ans. Dans le cadre du volet “transition agricole” du Plan de Relance gouvernemental, il est désormais doté de 13 millions d’euros par an en 2021 et en 2022.

Rendez-vous sur la page dédiée mettant à l’honneur les projets lauréats pour découvrir quels sont les nouveaux projets soutenus.

Plus d’infos sur le Fonds Avenir Bio