Lutter contre l’érosion des sols grâce aux moutons !

Installée dans le sud-ouest de la France, dans le Gers, depuis 1998, la ferme de Pierre Pujos n’est pas une ferme comme les autres. Son objectif ? Lutter contre l’érosion des terres fragiles qui caractérise le milieu par une méthode innovante.

C’est au détour d’un hasard que Pierre Pujos tombe dans l’agriculture. Consterné par la pollution que celle-ci pouvait engendrer, il se lance dans la recherche de solutions respectueuses de l’environnement. C’est ainsi qu’en 2004 il base son système agricole sur l’auto-fertilité au sein de sa ferme.

Il a par conséquent fait le choix de limiter au maximum l’empreinte carbone de ses activités en misant sur la production biologique, la couverture des sols et la réintroduction des moutons sur ses terres. En effet, l’animal, véritable outil agronomique, s’insère au cœur des cultures de céréales. Il permet d’accroître la fertilité des coteaux du Gers tout en désherbant grâce au pâturage. De sorte qu’il joue le rôle naturel d’engrais sur un territoire où les sols sont très fragiles. Les moutons élevés sur ces terres possèdent des qualités nutritionnelles indéniables, car ils sont riches en oméga 3 et en fer grâce à l’herbe dont ils se nourrissent.

Au-delà de l’innovation agricole dont il fait preuve, Pierre mise aussi sur l’aspect humain en permettant la création d’emplois. Agriculteurs, éleveurs et acteurs publics évoluent alors dans cet écosystème complémentaire, au service du consommateur et de son environnement. En perpétuelle recherche en matière de méthodes de production, Pierre poursuit l’objectif de transférer la mécanisation vers l’homme, s’inspirant notamment du modèle néo-zélandais, avec un élevage à la pâture et sans bâtiment. L’idée : jouer sur l’immunité naturelle des animaux et sur l’adaptabilité des races pour un élevage en plein air intégral réduisant au maximum l’intervention humaine.

Les 3 plus

  • des méthodes de production basées sur la complémentarité des systèmes : les céréales, l’élevage et l’auto-fertilité pour contrer l’érosion des sols
  • une viande riche en oméga 3 et en fer
  • un écosystème aux compétences mutualisées

Et demain ?

Pierre Pujos souhaite rendre ce système le plus vertueux possible et le développer à l’échelle nationale, en s’aidant des nouvelles technologies et en généralisant le bio. Développer l’aspect commercial de sa structure lui permettrait alors, si possible, d’y arriver avec un rêve en tête une utopie : que tous les animaux d’élevage en plein air fertilisent les sols et entretiennent l’espace sur tous les territoires et, ainsi, que l’ère de l’agriculture industrielle polluante s’achève.

Contact

Pierre Pujos
En Droumit
32 310 SAINT PUY