Les produits bio répondent à un cahier des charges strict dont l’application est contrôlée à tous les stades : production, stockage, transformation par des organismes certificateurs indépendants agréés par l’Etat.

Dans le cadre de la pêche mais c’est aussi vrai pour la chasse, il n’est pas possible de contrôler les conditions de production. Ces produits ne peuvent donc pas être certifiés bio.

L’eau ne relève pas d’une production agricole, elle ne peut donc pas être certifiée en application de la règlementation européenne en agriculture biologique.

Le sel est considéré comme un produit minier et non comme un produit agricole. Il ne peut donc pas être certifié en application de la règlementation européenne en agriculture biologique.

La pratique du gavage n’est pas autorisée par la règlementation européenne en agriculture biologique.

La réglementation européenne en agriculture biologique interdit formellement l’utilisation des OGM.

Le seuil de 0,9% de présence fortuite et techniquement inévitable, fixé par la réglementation générale n’est en aucun cas une tolérance. Il s’agit d’une obligation d’étiquetage au-delà de ce seuil non spécifique à l’agriculture biologique.

Les opérateurs de la filière bio prennent toutes les mesures de précaution nécessaires et les organismes certificateurs appliquent une grille d’analyse des risques pour éviter toute contamination.

En application de la réglementation européenne, un poulet certifié bio :

  • est né en bio, ou, en l’absence de poussins bio disponibles, a été introduit dans un élevage bio à moins de 3 jours (dans ce cas, il doit avoir subi une durée de conversion d’au moins 10 semaines avant abattage) ;
  • a reçu une alimentation biologique;
  • est élevé dans des conditions favorisant son bien-être et empêchant le développement de maladies : la densité maximum autorisée est fixée par la règlementation ;
  • dispose d’un accès permanent à un parcours en plein air;
  • est soigné en priorité en faisant appel aux médecines douces (homéopathie et phytothérapie), le recours aux traitements allopathiques de synthèse et aux antibiotiques étant limité (1 traitement par animal et par an) et le délai d’attente avant commercialisation étant, dans ce cas, doublé ;
  • est abattu à 81 jours minimum, ou est issu d’une souche à croissance lente.

Contenu de bascule

Un œuf bio se distingue par un mode de production et des conditions d’élevage des poules qui respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique et dont les principales caractéristiques sont les suivantes : 

  • Les poules doivent naître et être élevées dans des exploitations bio. Si l’éleveur se voit obligé d’introduire des poules non bio dans l’exploitation, elles doivent être élevées en bio pendant au moins 6 semaines avant que leurs œufs puissent être commercialisés en bio.        
     
  • Pour prévenir le tassement du sol, le surpâturage, la pollution et l’érosion, le nombre et la densité des poules font l’objet de limitations.    
     
  • Les bâtiments doivent être organisés pour le bien-être des poules : ils ne peuvent pas accueillir plus de 3000 poules et plus de 6 poules/m² au sol.
  • Chaque poule doit disposer d’au moins 4 m² en plein air durant au moins un tiers de leur vie et sur un parcours défini selon les principes de l’agriculture biologique (équipements de protection, végétation, mangeoires et abreuvoirs suffisamment nombreux). Elles ne peuvent pas rester en cages.
     
  • L’alimentation des poules doit être bio et ne peut pas contenir d’acides aminés de synthèse et de facteurs de croissance.             
     
  • L’utilisation de colorant de synthèse pour le jaune d’œuf est interdite.

En savoir plus : http://www.fnab.org/images/files/reglementation/2014Fichesreg-PoulesPondeuses(1).pdf

Le lait bio se distingue par un mode de production et des conditions d’élevage des vaches qui respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique et dont les principales caractéristiques sont les suivantes : 

  • Les vaches laitières doivent naître et être élevées dans des exploitations bio. Si l’éleveur se voit obligé d’introduire des vaches non bio dans l’exploitation, elles doivent être élevées en bio pendant au moins 6 mois avant que le lait puisse être commercialisé en bio.        
     
  • Pour prévenir le tassement du sol, le surpâturage, la pollution et l’érosion, le nombre et la densité des vaches font l’objet de limitations.            
     
  • Les pâturages doivent être utilisés aussi souvent que possible : les vaches doivent pouvoir y brouter dès que les conditions météorologiques et l’état des sols le permettent.       
     
  • Les étables doivent être aménagées pour favoriser le bien-être animal (hygiène, aération, lumière…).
     
  • L’alimentation des vaches doit être bio. Les veaux doivent être nourris de préférence au lait maternel durant au moins 3 mois.   
     
  • Les vaches ne peuvent pas être attachées ou isolées, sauf conditions exceptionnelles.            
     
  • Pour soigner les vaches, les antibiotiques sont strictement limités et les médecines douces privilégiées.

En savoir plus : http://www.fnab.org/images/files/reglementation/2014Fichesreg-BovinsLait(1).pdf

Le miel bio se distingue par un mode de production et des conditions d’élevage des abeilles qui respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique et dont les principales caractéristiques sont les suivantes : 

  • Les abeilles doivent naître et être élevées dans des exploitations bio. Les règles applicables à la production bio doivent être respectées pendant au moins un an avant que le miel puisse être commercialisé en bio.
     
  • Les ruchers ne peuvent pas se situer à proximité de sources pouvant présenter des risques pour la santé des abeilles et pour les produits.
     
  • Les ruches doivent être construites avec des matériaux naturels ne pouvant pas nuire aux produits apicoles ou à l’environnement.
     
  • Les sources de pollen et de nectar doivent être disponibles autour du rucher (dans un rayon de 3 km) et être principalement issues de cultures produites selon les règles de l’agriculture biologique, d’une flore spontanée et/ou de cultures traitées grâce à des méthodes respectueuses de l’environnement. Elles doivent être éloignées des activités industrielles à risque et des autoroutes.
     
  • La destruction des abeilles dans les rayons, l’utilisation de rayons qui contiennent des couvains et l’utilisation de répulsifs chimiques de synthèse sont proscrits lors de la récolte des produits.             
     
  • Pour assurer l’hivernage, des réserves de miel et de pollen sont laissées à disposition dans les ruches après la saison de production. Le nourrissage est cependant envisageable sous certaines conditions. Il doit être constitué de miel, de sucre ou de sirop de sucre bio.              
     
  • L’utilisation de médicaments vétérinaires est très réglementée : l’organisme certificateur ou l’autorité de contrôle doit en être informé avant que les produits puissent être commercialisés en bio.

En savoir plus : http://www.fnab.org/images/files/reglementation/2014Fichesreg-Apiculture(1).pdf

Les plats préparés et tous produits transformés bio ne contiennent pas de colorants et arômes chimiques de synthèse, ni d’exhausteurs de goût.

Le nombre d’additifs autorisés en bio est fortement restreint (une cinquantaine contre plus de 300 en conventionnel) et la plupart sont d’origine agricole ou naturelle. Ne sont autorisés en bio que ceux dont l’usage est indispensable à la préparation ou à la conservation de certains aliments transformés.

L’enrichissement en vitamines, minéraux, antioxydants… est interdit en bio, sauf si cela est exigé par la loi, comme par exemple pour les petits pots pour bébé.

L’irradiation, aussi appelée « ionisation » ou « pasteurisation à froid » consiste à exposer les aliments à des rayonnements visant à réduire les micro-organismes dans le but d’assainir et d’allonger la durée de conservation. Par exemple, les abricots secs qui subissent une irradiation sont oranges, alors qu’ils sont bruns lorsqu’ils sont séchés naturellement. Ce procédé détruit les vitamines et les nutriments essentiels, et fait polémique sur le plan santé. Par conséquent, le cahier des charges de l’agriculture biologique interdit l’irradiation des aliments ou des semences, tel que spécifié dans le règlement européen : « Le traitement des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux biologiques ou de matières premières utilisées dans les denrées alimentaires ou dans les aliments pour animaux biologiques par rayonnements ionisants est interdit. »

La réglementation en agriculture biologique ne s’applique pas aux produits non agricoles et non alimentaires. L’utilisation du terme « bio » est cependant possible pour qualifier ces produits s’il y a un lien direct avec des ingrédients certifiés issus de l’agriculture biologique. En attendant une réglementation publique, les cosmétiques biologiques font actuellement l’objet de cahiers des charges associés à des marques privées, dont certaines sont regroupées sous le référentiel COSMOS. Chacune de ces marques a ses exigences propres en ce qui concerne la qualité des matières premières (bio pour celles d’origine agricole) et du type d’ingrédients et de conservateurs autorisés. Quant aux textiles, il existe de nombreuses marques et démarches privées, chacune ayant ses exigences spécifiques. Une harmonisation est engagée avec l’adoption du cahier des charges GOTS (Global Organic Textile Standard).

Les produits issus de l’agriculture biologique sont « la garantie d’une qualité attachée à un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal ».

Aucune garantie de qualité gustative n’est donc actuellement associée aux produits biologiques parmi lesquels un nombre croissant bénéficie également d’autres certifications de type AOC, AOP, IGP et STG (vins, fromages, fruits et légumes, charcuterie…) ou Label Rouge (volailles, viande).

L’agriculture biologique est le seul signe de qualité à couvrir l’ensemble des produits alimentaires.

Les qualités gustatives d’un produit bio dépendent en grande partie du respect de la saisonnalité, et, comme pour tous les produits, des talents de l’artisan, du préparateur ou du cuisinier.

En ce qui concerne les vins bio, on peut constater qu’ils sont de plus en plus primés lors de concours.

Les taux de résidus de pesticides dans les aliments relèvent du règlement (CE) n° 396/2005

Selon les plans de contrôle officiels conduits par la DGCCRF, plus 95% des produits bio contrôlés ne contiennent pas de résidus de pesticides.

La méta-analyse de l’Université de Newcastle publiée en septembre 2014, conduite sur plus de 343 études, conclut que « les cultures issues de l’agriculture biologique et les aliments à base de ces cultures, en moyenne sur différentes régions et différentes saisons de production, comportent sensiblement […] moins de composés néfastes tels que le cadmium, les nitrites et les résidus de pesticides ».

Certaines enquêtes ont pu déceler des traces de contaminants dans des aliments bios. Elles sont bien sûr toutes inférieures aux Limites Maximales de Résidus (LMR) fixées par la réglementation européenne.

Selon le dernier rapport de l’EFSA, (Autorité européenne de sécurité des aliments), agence indépendante chargée de l’évaluation des risques dans le domaine des denrées alimentaires, 85,8 % des produits bio sont exempts de résidus de pesticides quantifiables. Pour information, le taux pour les produits non biologiques est de 53,3%.

En savoir plus : Alimentation Bio : des professionnels engagés, des produits contrôlés

Il s’agit d’un mode de production qui nécessite plus de main d’œuvre et peut présenter des rendements plus faibles.

Ce surcoût peut être diminué par l’achat de produits bruts, de saison et locaux. D’ailleurs, l’Agence Bio et ses partenaires participent à la structuration de filières bio du producteur au distributeur dans le but d’apporter au consommateur des produits de qualité au prix juste tout en assurant une rémunération juste du producteur. 

En outre, l’observatoire des prix de l’association familles rurales indique : « Il est possible de trouver du bio moins cher que certains produits conventionnels. » L’association précise qu’en moyenne le lait, les œufs et le jus d’orange coûtent près de 35% plus cher en bio. Cependant, « le bio de premiers prix est systématiquement moins cher que son homologue conventionnel en marques nationales. »

Depuis le 1er juillet 2010, l’utilisation du logo communautaire européen est devenu obligatoire pour les denrées alimentaires pré-emballées d’origine   européenne   remplissant   les   conditions d’usage. Il reste facultatif pour les denrées alimentaires importées.

Il doit être systématiquement accompagné de précisions sur le lieu de production des matières premières agricoles composant le produit (Agriculture UE ou Agriculture non UE).

La marque AB peut être utilisée en complément. Elle est également utilisée sur les productions ne relevant pas du règlement européen mais d’un cahier des charges français (par exemple les aliments pour animaux de compagnie, les produits d’élevage de lapins ou d’escargots…)

Par ailleurs, la référence de l’organisme certificateur est également obligatoire et se présente, pour les productions françaises, sous la forme FR-BIO-00 .

Depuis 2014, la consommation de produits bio a fortement augmenté. En 2015, 9 Français sur 10 (89%) consomment bio, au moins occasionnellement, alors qu’ils n’étaient encore que 54% en 2003. 65% des Français en consomment régulièrement, au moins une fois par mois, contre 37% en 2003, selon les chiffres du baromètre Agence Bio/CSA.

Pour répondre à cette demande, les circuits de distribution se sont développés et les rayons bio des grandes surfaces également. D’ailleurs, certaines enseignes sont à l’origine de démarches de contractualisation et de planification avec des producteurs français, ce qui contribue à la structuration de filières biologiques sur les territoires.

Dans la mesure où il est certifié comme tous les autres produits, un produit bio sous marque de distributeur offre les mêmes garanties quel que soit le lieu d’achat.

Pour être commercialisés en tant que tels, les produits biologiques importés dans l’Union européenne doivent être conformes aux règles de production et soumis aux dispositions de contrôle prévues par la règlementation européenne.

La Commission européenne a établi une liste de pays tiers et d’organismes de contrôle appliquant des règles de production et des dispositions de contrôle équivalentes à celles prévues par la règlementation bio européenne.

Les produits importés doivent en outre être couverts par un certificat délivré par un organisme de contrôle agréé dans l’Etat membre où se situe l’importateur.

Les professionnels de la bio ne peuvent, pour le moment, pas garantir de vendre des produits totalement exempts de résidus de pesticides chimiques de synthèse, notamment en raison de la trop faible proportion de surface bio que ce soit en France (6,5% des terres agricoles) ou au niveau mondial (1,1%).

De plus, des polluants sont encore présents notamment dans les sols et dans l’eau pour de nombreuses années, quand bien même ils ne sont plus utilisés.

En revanche, les agriculteurs bio s’engagent à mettre tout en œuvre pour se protéger des contaminations environnementales par :

               – la plantation de haies, le respect de distances de séparation entre cultures, réalisation d’analyses…

– un contrôle rigoureux de leurs produits (au moins un contrôle par an obligatoire sur site et des contrôles inopinés). Ces contrôles peuvent conduire à des déclassements en cas de détection de traces de pesticides.

Enfin, l’agriculture biologique ne se résume pas à la non utilisation de produits chimiques de synthèse, c’est un changement de paradigme de l’agriculture dans la façon de cultiver avec des rotations plus importantes et plus longues, des méthodes de prévention…. La préservation de l’environnement est au cœur des pratiques de l’agriculture biologique et son impact positif est d’ailleurs reconnu par de nombreuses études dont la revue réalisée par l’ITAB et l’INRA, « Quantifier et chiffrer économiquement les externalités de l’agriculture biologique ».

En savoir plus : Alimentation Bio : des professionels engagés des produits contrôlés