#AyonsleBioReflexe pour les municipales 2026

Quelle que soit votre couleur politique (IF #5), le bio est votre meilleur allié pour les élections municipales 2026 :

  • Pour éviter de distribuer des bouteilles en plastique à vos administrés,

  • Pour avoir des relations apaisées entre les producteurs et les riverains,

  • Pour revitaliser les territoires ruraux avec de l’emploi non délocalisable.

les 7 leviers pour plus de bio dans les communes

Soutenez le mode de production écologique labellisé et garanti par l’État. Comment ?

Voici 7 leviers que nous avons identifiés :

  • En respectant la loi EGalim avec 20% de bio minimum au menu de la cantine de l’école comme à Bègles (voir le bio en restauration collective plus bas)
  • En créant un marché bio de plein vent et en le valorisant comme à Villeneuve-sur-Lot
  • En exonérant de la taxe sur le foncier non bâti les agriculteurs bio (la loi le permet) comme à Quesnoy-sur-Deûle dans le Nord
  • En préemptant / achetant des terres agricoles pour y installer des producteurs bio comme Douaisis Agglo, la Communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée (attention à ne pas acheter des terrains d’argile…)
  • En mettant du bio systématiquement lors de vos réceptions, et en faisant travailler des traiteurs qui achètent des matières premières bio locales comme à Lyon (65% de bio dans les prestations traiteurs)
  • En ayant des politiques volontaristes : par exemple la distribution de paniers de fruits et légumes bio pour les femmes enceintes comme à Strasbourg
  • En vous faisant labelliser Territoires Bio Engagé une fois que vous avez dépassé 15% de bio dans vos terres agricoles et 25% de bio dans votre cantine comme à Hillion dans les Côtes-d’Armor

Le bio en restauration collective

© Jeanne Eloïse Guérin

En France, la loi EGalim fixe un minimum de 20% de bio dans les 80 000 cantines de France.

Pourtant, la moyenne nationale est à moins de 6%. Cela cache des taux de bio très hétérogènes.

De nombreuses écoles dans les communes, de nombreux collèges dans les départements et de nombreux lycées dans les régions brillent par leur énorme contribution à l’agriculture biologique. En effet, chaque aliment bio sur les plateaux, ce sont des débouchés pour nos 62 000 fermes françaises et nos 25 000 PME qui les produisent.

Ces bons élèves font partie des 40% de cantines françaises ayant télédéclaré leurs chiffres dans ma-cantine, le site du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt (MAASAF).

D’après une enquête de l’Association des Maires de France (AMF) publié en juin 2024 sur les écoles élémentaires, seules 37% des communes avaient atteint le minimum de 20% de bio en 2023.

La performance en bio dépend de beaucoup de paramètres : les grandes villes (plus de 30 000 habitants) font la course en tête avec 75% qui respectent EGalim. Pour les communes de moins de 2 000 habitants, un tiers d’entre elles parviennent à respecter la part de bio requise.

Le coût matière (ou coût denrée) d’un repas ne représente qu’entre 20 et 30% du coût total d’un repas, et entre 20 et 25% pour les cheffes et chefs partenaires du programme Cuisinons Plus Bio de l’Agence BIO. D’après l’ADEME, le surcoût (voir IF #9) lié à l’introduction de produits bio en restauration collective scolaire serait de 0,08€ pour 20% de produits bio avec un repas végétarien hebdomadaire et en limitant le gaspillage, et de 0,20€ pour 50% de produits bio avec deux repas végétariens hebdomadaires et en limitant le gaspillage.

L’introduction de bio par les communes s’accompagne souvent d’autres actions comme la réduction du gaspillage alimentaire (ex : Mouans-Sartoux et Dijon) ou encore l’achat de terres qui sont cultivées en bio par des salariés communaux (ex : Châteauroux, Lons-le-Saunier, Orvault, L’Union, Lyon, Méricourt et Épinal).

Dans les crèches, trois villes se distinguent particulièrement : Lyon avec 100% de bio depuis 2023, Montreuil avec 70% dès 2021 et La Rochelle avec 35% en 2023.

Certains collèges ont atteint des parts de bio importantes, c’est le cas notamment dans les départements du Gers (plus de 90% en moyenne en 2024), de Paris (46% en 2024), de la Drôme (45% en moyenne en 2023), de l’Isère (38% en 2023) et de la Dordogne (16 établissements totalement bio fin 2024). Plusieurs collèges de Lyon dépassent les 50% de bio.

Dans les lycées, les niveaux d’introduction en bio sont plus faibles, 9,5% pour 2024. Cependant, la région Bretagne sort du lot avec une moyenne de 22% de bio dans ses 112 établissements en 2024. La part de bio dépasse aussi 20% en 2025 dans plusieurs lycées de Nouvelle-Aquitaine, d’Occitanie et de Centre-Val de Loire.

Des restaurants administratifs ont fourni des efforts pour introduire plus de bio que l’objectif d’EGalim. Citons Pau avec 28% en 2025, Lyon avec 26% en 2024 et Périgueux avec plus de 25% en 2023.

L’économat des armées a atteint 25% de bio en 2024.

En 2024, la part de bio dans les Centre Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires (CROUS) étaient de 8,5%. La progression a été forte en 2025 et certains CROUS pourraient atteindre les 20%.

Le Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) et l’Agence BIO ont commencé à travailler ensemble en septembre 2024 sur l’évaluation des disponibilités en bio dans le cadre d’un marché en épicerie 100% bio pour la restauration collective. Ils ont formalisé ceci dans une convention signée en 2025.

Plus de 800 millions de repas sont servis en France chaque année dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Seulement 5% des aliments utilisés sont bio. Quelques établissements se distinguent néanmoins comme
l’EHPAD de Termes-d’Armagnac avec 85% de bio en 2025, celui de Seix en Ariège avec 40% de bio en 2025, ou, plus modestement, l’hôpital de Coutances-Saint-Lô, en Normandie, qui a atteint 20% de bio en 2025.

Le bio est également peu développé dans le secteur pénitencier.

L’Agence BIO valorise les actions pour accroître la part de produits bio dans la restauration collective et la restauration commerciale.
Plus d’infos dans la synthèse sur la France du Carnet Bio en restauration hors domicile.