9e édition du concours des Petits Reporters du Bio !

La 9e édition du concours national « Les Petits Reporters du Bio » est lancée !

     Qu’est-ce que le concours
« Les Petits Reporters du Bio » ?

Le concours “Les Petits Reporters du Bio” consiste à réaliser un reportage sur l’agriculture biologique avec une classe ou un atelier périscolaire avec l’aide du professeur des écoles ou d’un animateur autour des thèmes
“La bio dans mon restaurant scolaire”, “Les fruits et légumes de saison bio”, “Du blé au pain bio”, “L’élevage bio”, “De la vache au yaourt bio”, “La bio dans ma région”, “Notre potager bio”, ou tout autre sujet bio.

Deux modes de participation sont possibles :
– soit un journal « papier » de 4 pages (2 feuilles A4 recto verso). Le journal devra comporter ; un titre, un édito, des articles de fond illustrés de photos ou de dessins 
ou BD.
– soit une vidéo d’une durée de 4 minutes maximum, réalisée au moyen d’un smartphone, tablette, appareil photo/vidéo, Go Pro, ou autres. La vidéo devra comporter un titre, un thème central et être construite autour d’un parti pris narratif (point de départ / démonstration / conclusion).

Pour réaliser le reportage, les enseignants ou animateurs peuvent mobiliser les apprentissages et les compétences des élèves en sciences, éducation au développement durable, expression orale et écrite, arts plastiques, etc., et ainsi raconter, filmer, exposer, dessiner ou photographier l’agriculture biologique et ses produits.

Ce concours est une occasion de fédérer les enfants autour d’un projet pédagogique motivant centré sur l’agriculture, l’élevage et l’alimentation et permet de sensibiliser les enfants au bio et à une alimentation de qualité, reliée aux questions d’environnement, de biodiversité et de bien-être animal.

A qui s’adresse-t-il ?

Il s’adresse à toutes les classes de CE1, CE2, CM1 et CM2 de France métropolitaine et des départements d’outre-mer, ainsi qu’aux groupes d’élèves de CE1 au CM2 constitués dans le cadre des activités périscolaires (groupes de 35 élèves maximum). Date limite de participation : 30 avril 2020.

Télécharger le règlement ici

Se pré-inscrire

Des outils mis à disposition pour accompagner vos projets pédagogiques

L’Agence BIO vous propose des supports pédagogiques conçus en lien avec les programmes de sciences et d’éducation au Développement Durable :

– 1 kit pédagogique de sensibilisation à l’agriculture biologique. Il vise à apporter aux enseignants qui le souhaitent un support pour faire découvrir aux élèves un mode de culture, d’élevage et de  transformation très respectueux de l’environnement, du bien-être animal et de la biodiversité. Il comprend :

– 8 fiches d’activités pour les élèves et 3 posters qui présentent et expliquent les caractéristiques de l’agriculture biologique par des exemples qui conduiront les élèves à la réflexion, la mobilisation et à l’enrichissement de leurs connaissances.

– Un guide d’animation qui offre des informations complètes sur l’agriculture biologique et une proposition de progression pédagogique.

Pour commander gratuitement un kit pédagogique, cliquez ici.

Trophées de l’Excellence Bio : candidatez jusqu’au 18 décembre 2020

A l’occasion de Natexpo Lyon, la 8ème édition des “Trophées de l’Excellence BIO” est lancée !

Organisé par l’Agence Bio et le Crédit Agricole, ce concours a pour objectif de faire émerger et soutenir des initiatives exemplaires, innovantes et reproductibles de tous les acteurs de l’agriculture biologique.

Ouvert à tous les acteurs professionnels et à toutes les entreprises des filières biologiques, qu’ils soient producteurs, transformateurs, distributeurs ou associations, les candidats ont jusqu’au 18 décembre 2020 pour adresser leur dossier.

Récompenses : Un lauréat sera désigné dans chacune des 2 catégories ( Producteurs et Entreprises/Associations). Ils recevront chacun la somme de 6000 €.

2 “coups de coeur” du jury seront désignés et recevront la somme de 1500 € chacun.

Télécharger le Règlement du Concours

Dossier de Candidature Trophées de l’Excellence BIO

Informations complémentaires : concours@agencebio.org Anne Basset 01.48.70. 48.35

RENTRÉE SCOLAIRE : QUELLE PLACE POUR LE BIO DANS LES CANTINES ?

Notre dernière enquête le souligne : plus de 3/4 des Français souhaitent
davantage de produits bio en restauration scolaire, sur leur lieu de travail, à
l’hôpital ou encore en maison de retraite. Rien d’étonnant quand on sait que
plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir consommé des produits issus de
l’agriculture biologique en 2019. 14% d’entre eux disent même en
consommer tous les jours !

En cette période de rentrée scolaire, faisons le point sur les cantines
françaises… Que dit la loi concernant les produits bio à l’école ? Quelles sont
les initiatives locales ? Quels sont les avantages à long terme ? On vous dit
tout.

> Ce que dit la loi
Une loi phare existe depuis peu pour l’agriculture et l’alimentation : la loi
EGalim (États Généraux de l’ALIMentation). Elle a été adoptée en octobre
2018 et promulguée le mois suivant. Avec elle, de nombreuses mesures ont déjà été prises dans la restauration publique et privée, notamment l’interdiction des touillettes, pailles et bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires depuis le 1er janvier 2020.

Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est avant tout cette obligation: au
plus tard au 1er janvier 2022, les cantines devront proposer des menus avec
50% de produits durables et de qualité dont 20% de bio.*

En réalité, de nombreuses cantines ont déjà intégré le bio dans les repas
servis chaque jours aux élèves. Certaines proposent même exclusivement
des produits issus de l’agriculture biologique, et ce depuis très longtemps.

> Tour d’horizon des bonnes initiatives
Entre Cannes et Nice, la cantine de Mouans-Sartoux est l’une des premières
en France a avoir intégré des produits biologiques à son menu. Et oui… dans
cette ville d’à peine 10 000 habitants, des mesures sont prises dès la fin des
années 1990. En 2009 ont trouve déjà 25% de produits bio dans les assiettes
des élèves. 50% l’année suivante et 100% en 2012 ! Le site de la mairie
précise aussi « Afin de renforcer l’éducation à l’alimentation, un seul menu
est proposé et une équipe d’animateurs accompagnent les repas des enfants
pour les inciter à goûter chaque aliment et pour favoriser les discussions
autour des ingrédients servis (origine, mode de production…) ». La commune
a également embauché un maraîcher qui s’est installé sur des terres
communales. C’est lui qui cultive les fruits et légumes que les enfants
retrouvent dans leur assiette.

Passons maintenant par la Bretagne ! Peut-être avez-vous déjà entendu
parler de Langouët près de Rennes, un village qui tend à être toujours plus
durable. La cantine de l’école maternelle et primaire est la première de
France a être passée au bio il y a maintenant 16 ans. D’autres installations
font de cette école une exception : panneaux solaires, système de
récupération des eaux de pluie pour la chasse d’eau des toilettes, potager,
intérieur en bois…

Plus récemment, le collège Pierre-Fanlac de Belvès en Dordogne a
complètement révolutionné sa cantine grâce à un beau travail d’équipe entre
la cuisine et le chef Jean-Marc Mouillac. En seulement 6 mois, le collège est
labellisé 100% bio pour sa restauration collective. Une première pour un
établissement français du secondaire !

À Romilly-Sur-Seine aussi, les choses avancent dans le bon sens. Depuis
une dizaine d’années, les trois restaurants scolaires de cette commune de
l’Aube proposent déjà six produits bio par semaine. Une nouveauté fait son
apparition pour la rentrée 2020 : chaque mois, les élèves auront la chance de
déguster un repas intégralement bio. Et pour qu’il soit à la portée de tous, le
prix a été fixé à 3€. C’est 2€ moins cher que le tarif habituel du déjeuner ! La
collectivité s’inscrit également dans une démarche locavore et souhaite
acquérir des terrains dédiés à la culture de produits bio pour alimenter les
restaurants scolaires.

Enfin, avec son Plan Alimentation Durable, la ville de Paris s’engageait en
2015 à réduire l’impact environnemental des 30 millions de repas servis
chaque année dans les 1200 restaurants collectifs municipaux et à améliorer
leur qualité. Concrètement, l’objectif était d’atteindre en 2020 au moins 50%
des repas bio et label rouge en volaille dans les cantines scolaires. Il a été
atteint dès la rentrée 2019. Les enfants sont ravis, leurs parents aussi.
Cliquez ici pour découvrir un menu type de la restauration scolaire à Paris en
septembre 2020.

> Pourquoi est-ce une bonne chose ?
La liste des bonnes initiatives liées au bio dans les cantines est encore
longue et s’agrandit chaque année ! C’est une nouvelle réjouissante, avec de
nombreuses conséquences positives. Avant tout, cette dynamique permet aux enfants d’avoir accès pour un coût peu élevé à une alimentation de qualité dès le plus jeune âge, et ce, pour toute leur scolarité. Elle s’intègre d’ailleurs dans une démarche plus globale : sensibilisation au flexitarisme, mise en place de pratiques anti gaspi dans les cuisines, limitation des déchets plastiques, etc. Plus de bio dans les cantines contribue évidemment au développement de l’agriculture biologique, respectueuse de l’environnement, de la biodiversité et du bien-être animal.

Pour les agriculteurs déjà convertis au bio, les cantines représentent de
nouveaux débouchés pour vendre leurs produits. Bien sûr, ces mesures
encouragent aussi d’autres agriculteurs à se convertir !

* Cela concerne d’ailleurs tous les restaurants collectifs des établissements
de service public et privé : restauration scolaire et universitaire,
établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, établissements de
santé, établissements sociaux et médico-sociaux, établissements
pénitentiaires.

Le Printemps BIO est de retour pour une édition exceptionnelle !

La nouvelle édition du Printemps BIO s’adapte et dévoile une nouvelle formule. Cette année, la 21e édition prend racine du printemps jusqu’à l’automne avec un temps fort du 5 au 17 octobre 2020.
À travers des animations dans toute la France, les acteurs bio donnent ainsi rendez-vous à tous les Français pour découvrir les engagements fondamentaux illustrés par l’agriculture biologique, de respect de la biodiversité et de protection de l’environnement.

Coordonné par l’Agence BIO, en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France, le Printemps BIO est un événement national pour informer et sensibiliser le public à l’agriculture biologique. Ce
rendez-vous, qui a lieu traditionnellement au début du mois de juin, doit se réorganiser face à la crise sanitaire. Plus que jamais ces dernières semaines, les agriculteurs biologiques se sont mobilisés et adaptés pour fournir aux Français une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement et du bien-être animal. Un mode de production pour lequel les consommateurs ne cessent d’avoir un intérêt croissant. Dans cette conjoncture, l’Agence BIO et ses partenaires ont fait le choix d’étendre le Printemps BIO de début juin jusqu’à l’automne, avec la traditionnelle quinzaine qui se tiendra du 5 au 17 octobre 2020.

UNE NOUVELLE ÉDITION SOUS LE SIGNE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA BIODIVERSITÉ

Cette année encore, des centaines d’animations seront proposées à travers tout l’hexagone par les acteurs du Bio (Groupements Régionaux des Agriculteurs BIO, Interprofessions bio régionales, Chambres d’Agriculture…,) en lien avec les acteurs locaux. Au programme, portes ouvertes, dégustations, rencontres avec des professionnels, foires, marchés et animations dans les classes…autant d’opérations pour faire découvrir au plus grand nombre les engagements de l’agriculture biologique envers la biodiversité et l’environnement.
L’Agence BIO et les acteurs de l’agriculture biologique, seront plus que jamais mobilisés pour informer tous les publics et échanger sur les valeurs et principes du Bio.

Pour connaître le programme en région  et les opérations nationales

Lancement national de Territoire BIO Engagé!

Lancement national de Territoire BIO Engagé, un label porté par les Interprofessions bio régionales.

Suivez en direct la conférence presse en direct depuis Montpellier, ce jeudi 3 septembre à 12h : youtu.be/j36_JkbT6_4

Le développement du label Territoire BIO Engagé intervient dans un contexte fort de croissance de l’agriculture biologique en France avec 8,5 % de sa surface agricole en bio et près de 2,3 millions d’hectares contre 1,1 million en 2014. Le label Territoire BIO Engagé est la première démarche de labellisation bio des collectivités territoriales proposée en France ! Ce label valorise les collectivités et établissements ayant engagé une démarche en faveur de l’agriculture biologique sur leur territoire. Il permet aux collectivités de
faire connaître localement leur action.

Lire le dossier de presse.

Présentation des chiffres 2019 : dossier de presse et revoir la conférence de presse

A retrouver ICI, le dossier de presse  « La consommation bio en hausse en 2019 stimule la production et la structuration des filières françaises» présentant les chiffres 2019 de l’agriculture biologique ; marché et production.

Revoir ICI la conférence de presse de l’Agence BIO du  jeudi 9 juillet, à
9h 30, intitulée .

Aller plus loin avec tous les chiffres de l’Agence BIO.

Comment les animaux bio sont-ils élevés ?

L’élevage en agriculture biologique est encadré par le règlement européen afin de mettre en œuvre des pratiques respectueuses du bien-être animal :

  • les animaux ont accès à un parcours extérieur,
  • la taille des bâtiments et la densité des animaux sont limitées,
  • chaque animal dispose d’un espace bien aéré, de lumière et d’une surface minimum, paillée à l’intérieur des bâtiments, lui permettant de se mouvoir librement,
  • les animaux sont nourris avec une alimentation bio,
  • la  santé  des  animaux  est  axée  principalement  sur  la  prévention, avec des méthodes et conditions d’élevage privilégiant le bien-être de l’animal et stimulant les défenses naturelles,
  • toute souffrance doit être réduite au minimum pendant toute la durée de vie de l’animal, y compris lors de l’abattage,
  • le personnel chargé des animaux possède les connaissances et les compétences élémentaires nécessaires en matière de santé et de bien-être des animaux

Les organismes certificateurs et autorités de contrôle sont donc chargés de vérifier le bon respect de ces dispositions lors des contrôles annuels.

Les réponses à vos questions sur l’agriculture biologique

PLAN DE RELANCE DE L’AGRICULTURE : LES PROFESSIONNELS BIO SONT FORCE DE PROPOSITIONS

Plan de relance de l’agriculture : les professionnels Bio sont force de propositions

Alors que Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, travaille à la mise en œuvre d’un plan de relance pour l’agriculture, les professionnels Bio se sont réunis pour réfléchir à des propositions concrètes.

 Le Bio : une dynamique française et européenne

La rallonge budgétaire de 15milliards d’euros du second pilier de la Politique Agricole Commune accordée par Bruxelles doit notamment permettre d’accompagner les agriculteurs dans la transition verte que souhaite initier la Commission européenne dans le cadre du Pacte Vert et de ses deux stratégies dévoilées le 20 mai dernier : De la ferme à la table et Biodiversité 2030.

De la ferme à la table vise à rendre nos systèmes alimentaires plus durables. La stratégie a établi l’objectif ambitieux de 25% de surface agricole utile (SAU) bio en Europe à l’horizon 2030, contre 7,5% actuellement. Elle prévoit la mise en œuvre d’un plan d’actions dès 2020 pour « stimuler un développement durable de l’offre et de la demande en produits bio », ce qui permettra de « garantir le développement économique durable du secteur » agricole.

Les annonces européennes interviennent au moment où l’agriculture biologique française enregistre une forte croissance et poursuit sa structuration. En effet, la production bio a doublé en 5 ans, avec près de 8% de SAU bio et 10% des exploitations converties au bio. Dans le même temps, le marché du bio s’est envolé pour atteindre en 2018 9,7 milliards d’euros, soit près de 5% des achats alimentaires des Français.

Le Bio au service de la relance : une ambition, des propositions

Les professionnels Bio souhaitent faire de la France le premier pays Bio européen.

Pour cela, ils formulent plusieurs propositions, à la fois audacieuses et réalistes :

  • Fixer dès maintenant des objectifs à l’horizon 2030, en cohérence avec la stratégie De la ferme à la table.
  • Orienter des financements publics et privés vers l’agriculture biologique, en prévoyant systématiquement un volet spécifique pour l’agriculture biologique dans les politiques publiques agricoles et environnementales et en fléchant des outils de financement privé en faveur du développement de l’agriculture biologique.
  • Structurer les filières bio françaises, entre filières longues et circuits courts, garantes de l’autosuffisance, avec le soutien financier du Fonds Avenir Bio et des aides locales.
  • Renforcer le soutien aux producteurs bio pour financer les conversions et rétribuer les services environnementaux et sociaux rendus par l’agriculture biologique, en conduisant notamment la réforme globale du foncier agricole.
  • Développer et promouvoir les formations sur les métiers de l’agriculture bio et des entreprises bio.
  • Mobiliser de nouveaux moyens en faveur de la recherche pour lever les freins techniques et organisationnels, l’agriculture bio faisant office de laboratoire de l’agro-écologie.
  • Encourager toutes les actions visant à améliorer l’accessibilité des produits bio au grand public.

Dans la dynamique du Pacte Vert initié par la Commission européenne, la France doit s’imposer comme le leader de la transition vers des systèmes alimentaires durables. C’est dans cette optique que les professionnels Bio formulent leurs propositions et demandent au Ministre de prendre des mesures fortes.

Ensemble, faisons du plan de relance pour l’agriculture une opportunité pour le bio !

Télécharger le communiqué de presse

LE BIO : UNE DÉMARCHE GLOBALE

En quelques années, le bio est devenu une évidence pour de nombreux
consommateurs. Dans le Baromètre de consommation et de perception des
produits biologiques publié en février 2020 par l’Agence Bio, il apparait que 9
Français sur 10 consomment des produits bio au moins une fois par mois. En
les interrogeant sur leurs habitudes, on remarque que le bio s’inscrit dans
une démarche plus globale. Les routines alimentaires se renouvellent, les
comportements changent. Bienvenue dans l’ère du « consommer mieux » !

> 3 changements majeurs pour mieux consommer
58% des Français déclarent avoir modifié leurs habitudes d’achat et
comportements alimentaires au cours des trois dernières années. Mais
concrètement, que font-ils ?

Changement N°1 : Limiter le gaspillage alimentaire.
Faire en sorte de réduire le gaspillage à table et donc le poids des poubelles,
c’est avant tout faire des économies. Cela s’inscrit aussi dans une prise de
conscience écologique : en consommant mieux on réduit son impact et on
contribue à préserver les ressources de la planète. Les démarches « zéro
déchet » en cuisine se démocratisent de plus en plus avec les achats en vrac
et les recettes anti-gaspi par exemple.

Changement N°2 : Consommer des produits de saison.
Des tomates en hiver ou des courges en été, non merci ! Pour la majorité des
personnes interrogées, respecter le rythme naturel de production des fruits et
légumes est dorénavant au coeur du processus d’achat. Cela permet aussi
d’avoir une alimentation variée tout au long de l’année.

Changement N°3 : Privilégier les produits locaux et les circuits courts.
Manger local, c’est entretenir le lien entre producteurs et consommateurs.
Bien souvent, c’est aussi la garantie d’avoir des produits plus frais dans son
assiette. Pour les personnes interrogées dans le cadre de notre enquête,
c’est une nouvelle habitude dont elles ne peuvent plus se passer. Une
dynamique qui s’est d’ailleurs confirmée pendant le confinement : les
Français ont montré leur volonté de soutenir les initiatives locales.

> Consommer mieux et bio
Outre ces grands changements d’habitude, 43% des personnes interrogées
déclarent acheter de plus en plus de produits issus de l’agriculture biologique.
Rien d’étonnant si on se penche sur les grands principes du bio qui
s’inscrivent dans cette logique du consommer mieux : un mode de production
respectueux de la planète, des hommes, des animaux et de tout
l’écosystème.

Mais au fait, pourquoi les Français consomment bio ? D’après notre
baromètre de consommation et de perception des produits biologiques, voici
leurs trois principales raisons : préserver leur santé, se nourrir avec des
produits de qualité et préserver l’environnement. Des arguments on ne peut
plus cohérents avec les changements d’habitudes impulsés au sein des
foyers ces dernières années.

Qu’est-ce qu’un poulet bio?

En application de la réglementation européenne, un poulet certifié bio :

    • est né en bio, ou, en l’absence de poussins bio disponibles, a été introduit dans un élevage bio à moins de 3 jours (dans ce cas, il doit avoir subi une durée de conversion d’au moins 10 semaines avant abattage) ;
    • a reçu une alimentation biologique;
    • est élevé dans des conditions favorisant son bien-être et empêchant le développement de maladies : la densité maximum autorisée est fixée par la règlementation ;
    • dispose d’un accès permanent à un parcours en plein air;
    • est soigné en priorité en faisant appel aux médecines douces (homéopathie et phytothérapie), le recours aux traitements allopathiques de synthèse et aux antibiotiques étant limité (1 traitement par animal et par an) et le délai d’attente avant commercialisation étant, dans ce cas, doublé ;
    • est abattu à 81 jours minimum, ou est issu d’une souche à croissance lente.

Pour en savoir + sur l’agriculture biologique et ses produits

CONFINEMENT : L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE PLÉBISCITÉE PAR LES FRANÇAIS

Depuis quelques années, le bio connaît une forte croissance en France. C’est même devenu une évidence pour de nombreux consommateurs. Dans le Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques publié en février 2020 par l’Agence Bio, il apparait que 71% des français consomment bio au moins une fois par mois.  

 

En pleine crise sanitaire, alors que les modes de consommation sont chamboulés, cette dynamique se maintient. Que ce soit en circuit court ou en GMS (grandes et moyennes surfaces) il semblerait que les français soient nombreux à se tourner vers de produits issus de l’agriculture biologique. 

> Le boom du bio en circuit court

 

 Face à l’annonce du confinement, les producteurs bio se sont mobilisés pour continuer à vendre leurs produits. Click & collect, drive à la ferme, réseaux de producteurs…. Les bonnes initiatives locales sont nombreuses. Nous en avons répertorié quelques-unes ici. Côté consommateurs, la demande est bien réelle. 

 

Philippe Henry, président de l’Agence Bio et agriculteur en Lorraine l’a déclaré lui-même : “Dans ma région, tous les producteurs bio qui font de la vente directe sont dévalisés. ». 

 

En Bretagne, les producteurs de la ferme Amicalement Bio à Laillé affirment que la vente en circuit court permet de maintenir leur activité. « Les lieux d’achats ont été modifiés par les restrictions de déplacement, ce qui a donné une nouvelle visibilité aux producteurs locaux. Les consommateurs prennent conscience des offres d’achats de produits d’alimentation de qualité, à proximité de leurs lieux de vie, et essentiels à la vie. Le volume de production est identique, mais le transfert des achats sur le local a maintenu notre activité. » (Ouest France) 

> La croissance du bio en GMS 

 

Si les grandes et moyennes surfaces sont habituellement le circuit d’achat le plus fréquemment cité par les consommateurs de bio, elles ne sont pas en reste ces dernières semaines. D’après le Cabinet Nielsen, dans les quinze premiers jours du confinement, les ventes des produits bio en grande surface ont augmenté de 63 %. Il a été constaté que les ruptures d’approvisionnement les concernant sont assez modérées. Une alternative vers laquelle le consommateur n’hésite donc pas à se tourner pour des produits de base comme la farine, le riz, les pâtes, le sucre ou les œufs. 

 

Le constat est d’ailleurs le même avec les magasins spécialisés en bio. Selon l’Agence Biotopia, le panier moyen y est passé d’environ 40 € à 59 € depuis le début du confinement.

 

Notre dernière enquête le montre : préserver sa santé et se nourrir avec des produits de qualité sont les deux principales raisons de consommer des produits issus de l’agriculture biologique. Des arguments qui semblent encore plus forts dans ce contexte particulier ! 

INFORMATION IMPORTANTE : Notification et déclaration PAC

La télédéclaration pour les aides PAC 2020 a ouvert au 1er avril comme chaque année. La France a décidé d’activer la possibilité offerte par la Commission européenne de reporter la date limite de déclaration au 15 juin, au lieu de la date habituelle du 15 mai (communiqué de presse du Ministre de l’agriculture et de l’alimentation daté du 1er avril 2020).

Les agriculteurs ont donc la possibilité de remplir et signer leur déclaration Télépac jusqu’au 15 juin sans pénalité . Ce report concerne les aides directes découplées, les aides couplées végétales, l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), les aides en faveur de l’agriculture biologique, les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), ainsi que l’aide à l’assurance récolte.

Toutefois, même si la date de déclaration PAC a été décalée, c’est la situation au 15 mai qui sera appréciée.

Ainsi, pour être éligible aux aides PAC pour la campagne 2020, il est nécessaire  pour les nouveaux convertis de se notifier avant le 15 mai.

Confinement : comment s’approvisionner en produits bio ? 

Confinement oblige, les fermes en agriculture biologique doivent faire face à la suspension des marchés et à l’arrêt de la restauration hors domicile. Les réseaux de producteurs bio s’adaptent donc et s’organisent partout en France pour continuer à vous proposer leurs produits.

L’objectif est double: commercialiser en circuits courts et respecter les nouvelles mesures sanitaires. Pour l’atteindre, les bonnes initiatives éclosent chaque jour et le bon fonctionnement de notre système alimentaire est ainsi assuré. Certaines existent déjà depuis plusieurs années mais voient leur activité bondir. D’autres ont été mises en place il y a seulement quelques jours et répondent déjà à une forte demande.

Voici donc quelques-unes des initiatives qui nous ont plu. Liste non-exhaustive, n’hésitez pas à nous faire part de ce qui se passe près de chez vous !

> Des initiatives locales, résilientes et solidaires 

Franc succès pour les fermes qui mettent en place un « drive ». Le système est très simple : les consommateurs commandent par téléphone ou par mail et viennent retirer leur commande, parfois sans même sortir de leur véhicule. Les contacts sont évités, la distanciation sociale respectée et le garde-manger rempli. L’idée est aussi de mutualiser ses achats pour limiter au maximum les déplacements, parlez-en à vos voisins par exemple. À Brest, un exemple de ferme bio qui se transforme en « e-ferme » : la ferme de Traon Bihan.

Dans la Sarthe, le concept de « drive à la ferme » se développe depuis plusieurs années déjà avec le site https://www.local.bio.  C’est un outil très complet : à la fois annuaire des producteurs et des points de vente directs sur le territoire, il permet aussi de passer commande et payer en ligne.

Les associations elles aussi n’hésitent pas à témoigner leur solidarité en invitant les consommateurs à commander en ligne auprès des producteurs. Si vous êtes dans la région de Tours, c’est par ici : https://gabbto.panierlocal.org

Remplir son panier bio sans même se déplacer, c’est possible également ! La livraison à domicile ne cesse de prendre de l’ampleur. En Normandie, à Bayeux, l’entrepreneur à l’origine de Love Bio Bayeux livre toute la ville en triporteur électrique. En Ile-de-France, Tomato&Go vous apporte des paniers de producteurs bio directement sur le pas de votre porte.

> Des cartes interactives qui recensent les initiatives à l’échelle départementale ou régionale

Partout en France, vous avez la possibilité de retrouver les professionnels du bio du champ à l’assiette sur notre annuaire bio qui vient tout juste de faire peau neuve.

Il y a également de nombreuses cartes mises en ligne sur internet. Pratique pour voir d’un seul coup d’œil les propositions au plus près de chez soi et continuer à s’approvisionner en produits bio et locaux. Ces cartes sont souvent collaboratives, chacun peut donc apporter sa pierre à l’édifice. Si vous êtes producteur, vous pouvez facilement faire une demande pour y apparaître.

Pour les habitants des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Grand Est, Pays-de-la-Loire, le site Bon Plan Bio recense les producteurs en agriculture biologique. En quelques clics, il vous permet d’identifier où trouver vos produits bio : légumes, fruits, plantes aromatiques, céréales, huiles, légumineuses, vins et autres boissons, produits laitiers de toutes sortes, volailles, œufs, viandes et pain.

En Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Centre Val-de-Loire et Bretagne, des plateformes mises en place par les régions recensent les producteurs en vente directe, en fonction des produits qu’ils commercialisent.

Plus que jamais, il est essentiel de conserver une alimentation saine et variée. Alors prenez-soi de vous et de vos proches et faites-vous plaisir avec les bons produits bio de saison et locaux ! Et surtout, merci à tous ces professionnels qui continuent de nourrir les Français en cette période bien particulière.