“Le bio, ce n’est pas meilleur pour la santé”

Avant tout, rappelons que toutes les recommandations d’une alimentation équilibrée et bonne pour la santé s’appliquent au bio comme au non bio : manger trop gras, salé et sucré en bio reste un problème. S’empiffrer de burgers frites bio avant de conclure sur des glaces et gâteaux bios n’est pas un régime sain. Les excès de vin bio ne sont pas meilleurs pour le foie.

Pourtant, chaque bouchée mangée en bio réduit le trou de la sécurité sociale, et c’est la Cour des Comptes qui le dit.

Pour autant, les mangeurs de bio sont en meilleure santé comme le prouve l’étude NutriNet, recherche épidémiologique de grande ampleur suivant une cohorte de 170 000 personnes depuis 2010 par l’INSERM. Au sein de cette cohorte, le sous-groupe BioNutriNet a suivi les effets d’une alimentation bio sur la santé et a établi qu’il y a un différentiel de 25% de cancers¹ entre le quart qui consomme le plus de bio et celui qui consomme le moins de bio.

Véritable Rolls mondiale de l’étude épidémiologique, cette étude n’oublie bien sûr pas de corriger les biais comportementaux sur les mangeurs de bio réguliers qui sont moins sédentaires, moins fumeurs, moins consommateurs de viande rouge et plus enclins à manger des légumes, des légumineuses et des noix… Plus les consommateurs mangent bio et plus leurs assiettes sont végétalisées, c’est aussi le constat fait dans le cadre de ce suivi au long cours.

Une autre expertise collective conduite par l’INSERM (2021) sur les liens entre « Pesticides et santé » avec plus de 5300 documents analysés montre de forte présomptions d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies : lymphome non hodgkinien (LNH), maladie de Parkinson, myélome multiple, cancer de la prostate, troubles cognitifs, bronchopneumopathie chronique obstructive (BCPO) et bronchite chronique, et des présomptions moyennes pour d’autres cancers et les pathologies thyroïdiennes. Parmi ces pathologies, certaines d’entre elles sont reconnues par la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) comme des maladies professionnelles liées aux pesticides : Parkinson, lymphome non hodgkinien et cancer de la prostate.

Autre sujet : l’antibiorésistance, à savoir la capacité d’une bactérie à résister aux effets des antibiotiques. L’antibiorésistance est responsable d’un million de décès par an dans le monde et pourrait toucher 39 millions de personnes d’ici 2050. L’absence d’antibiotiques dans les produits animaux est une réponse à la perte d’efficacité des traitements antibiotiques chez les humains, cela évite d’ingérer des antibiotiques à travers du jambon ou des nuggets. Il s’agit donc bien d’un enjeu de santé publique croissant auquel répond le bio puisque l’élevage bio limite drastiquement l’usage des antibiotiques, et ne les autorise qu’exceptionnellement sous encadrement du vétérinaire, par exemple quand une bête se blesse et que la plaie s’infecte, bien-être animal oblige. Garder l’efficacité des antibiotiques est d’ailleurs la première motivation des consommateurs suisses de bio. Enfin, rappelons les recommandations du Programme National Nutrition Santé, porté par Santé Publique France (ministère de la Santé), basées sur la recherche médicale en santé publique, et qui spécifie de manger plus de bio quand c’est possible : Les objectifs et principes du PNNS 2019-2023 était :

  • Augmenter la consommation de produits BIO dans la population de sorte que : 100% de la population consomment au moins 20 % de fruits et légumes, produits céréaliers et légumineuses issues de l’agriculture bio par semaine.
  • Assurer la montée en gamme de la restauration collective par un approvisionnement de 50% de produits bio, durables et de qualité d’ici 2022 et promouvoir le Nutriscore dans ce secteur.

Ces recommandations témoignent là aussi de l’intérêt d’une consommation de produits bio, qui pourrait être considérée dans une démarche de prévention. La santé humaine ne peut se concevoir indépendamment de la santé de l’environnement et des animaux, c’est le concept Une Seule Santé / One Health.

¹Du sein post ménopause et de lymphome

“Les agriculteurs bio sont trop subventionnés”

L’agriculture française bénéficie d’aides publiques, que ce soit sous forme d’aides directes ou de crédits d’impôts, à la fois nationales ou européennes comme avec la PAC, Politique Agricole Commune.

Historiquement, la PAC est une aide à l’hectare qui favorise les fermes avec le plus d’hectares. Un « deuxième pilier » a été ajouté pour soutenir le développement rural et l’environnement. C’est dans ce cadre qu’existent des subventions spécifiques pour aider à la conversion en agriculture biologique, de 130 euros à l’hectare, qui sont versées pendant 5 ans, le temps de se convertir et d’atteindre la pleine productivité de la ferme en bio¹.

Chambre d’Agriculture France établit que la France perçoit chaque année autour de 9 milliards d’euros de la PAC pour ses 389 000 fermes.

Le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire calculait en juillet 2025, dans le cadre du Programme Ambition Bio, qu’une enveloppe globale annuelle de 700 millions d’euros, était mobilisable pour soutenir l’agriculture biologique incluant : les aides à la conversion, le Fonds Avenir Bio qui développe les filières y compris de transformation de la matière première agricole bio et le crédit d’impôt bio. 700 millions ramenés à 9 milliards, cela représente 8%.

La Cour des Comptes a estimé en 2022 dans son rapport sur les politiques publiques en bio que les moyens dédiés au bio ne sont proportionnés ni à l’objectif national fixé par la loi de 21 % de terres en bio à horizon 2030, ni aux services que cette agriculture apporte à la collectivité : baisse des coûts de dépollution de l’eau, santé des sols, maintien de l’emploi dans les zones rurales…

La Cour des comptes estimait ainsi que les dépenses publiques annuelles consacrées au traitement des flux annuels d’azote (soit les engrais de synthèse interdits en bio), d’herbicides (catégorie totalement interdite en bio et qui pèse pour 46% du chiffre d’affaires du secteur phytosanitaire) et de pesticides synthétiques étaient de 15 à 27 fois supérieures aux soutiens alloués à l’agriculture biologique².

“Pour certaines productions comme les grandes cultures, les exploitations biologiques perçoivent [après aides à la conversion] un niveau d’aides équivaut à celui alloué aux exploitations standard, et ne bénéficient donc d’aucune rémunération des services environnementaux rendus », toujours selon la Cour des comptes.

Quoique relativement peu subventionnée, l’agriculture biologique est donc estimée bonne pour la santé commune, et les finances publiques.

¹Une « aide au maintien » a existé jusqu’en 2017 pour permettre aux exploitants bio de consolider leur modèle après la conversion. La France est l’un des quatre pays européens à avoir supprimé cette aide

²La même Cour des Comptes souligne qu’entre 2015 et 2020, la part de l’État dans les aides à l’agriculture biologique a baissé. Le financement des Agences de l’eau, pour sa part, a doublé pour atteindre 30 %. Ces agences, elles, savent que soutenir l’AB est un investissement pour diminuer les dépenses de dépollution.

“Je connais mon voisin producteur, je lui fais confiance, il est presque bio”

Cette idée souligne en creux une victoire culturelle du bio : tout le monde voudrait pouvoir garantir aux consommateurs ses attributs… Mais sans pour autant accepter les contraintes nécessaires, un peu comme être presque avocat, mais sans avoir passé le barreau, ou conduire sans avoir le permis.


Ce forcément « petit » producteur, s’il n’est pas bio, est bien sûr très sympathique et travaille bien. On ne peut qu’encourager la confiance et la proximité. Toutefois pour être sûr que chaque euro investi chez son petit producteur a un vrai retour sur investissement quant à la préservation de l’environnement, seul un label contrôlé par un organisme indépendant peut certifier que le producteur n’a pas utilisé d’engrais et de pesticides de synthèse.

Un producteur bio est contrôlé au moins une fois par an sur son exploitation. Le contrôle inclut une visite
des parcelles, le contrôle physique des produits, du bien-être animal, un audit de la comptabilité et le contrôle des flux.

Seul le producteur bio fait l’objet de telles mesures.

Le label « Eurofeuille », accompagné parfois du label « AB », vous garantit les conditions de production du produit sans pesticides de synthèse. C’est une sorte de « diplôme d’État » de l’agriculture sans aucun herbicide, et sans fongicides ni pesticides synthétiques. Le label certifie le mode de production. En matières végétales, ce sont uniquement les 71 molécules autorisées explicitement en bio¹ sur les 455 autorisées pour l’agriculture en Union européenne. En agroalimentaire, les produits sont transformés à partir d’ingrédients bio et avec seulement 57 additifs sur les 340 autorisés dans l’Union européenne.


Un rapport sénatorial² sur l’étiquetage alimentaire souligne en effet que plus de 400 allégations marketing environnementales³ en France sèment la confusion chez le grand public, notamment celles qui revendiquent des attributs qui « sonnent » bio, en parlant par exemple de résidus de pesticides sur un nombre restreint de molécules testées, quand le bio est zéro utilisation de pesticides. Ou encore de cochons « bien élevés », sans détailler les conditions d’élevage ou l’utilisation ou non d’antibiotiques. Ou encore de « naturel ».


¹ Agence BIO « L’agriculture biologique : une réglementation européenne », en ligne.

²Sénat, Commission des Affaires Économiques, « Information du consommateur : privilégier la qualité à la profusion », Rapport d’information n° 742, 29 juin 2022.

³Ibidem.

“Les agriculteurs bio sont réfractaires au progrès”

Voilà une des idées reçues les plus retorses. Depuis plus de 40 ans, l’agriculture biologique est associée à un cliché qui mélange beatniks et autres hurluberlus qui se contentent d’arroser leurs plantes et de les regarder pousser sans rien faire pour améliorer leur rendement ou pour lutter contre les pucerons. Et ils font des câlins à leurs chèvres tous les soirs et labourent avec des chevaux…


Les agriculteurs bio n’aiment pas plus que les autres voir leurs plantes dévorées par des insectes, ou leurs animaux blessés et malades. La différence, c’est qu’ils s’interdisent tout recours à des molécules de synthèse. En renonçant à 384 substances sur les 455 autorisées en Union européenne pour l’agriculture standard. Ils utilisent 71 produits chimiques dits naturels : soufre, cuivre, kaolin, petit-lait, vinaigre… Pas de pschitt immédiat de destruction des insectes, des maladies. Dès lors, ils n’ont pas d’autre choix que de devenir des geeks de l’agronomie, et d’innover en
permanence pour s’adapter aux sols, aux saisons et aux aléas. Le bio est technique, et les bio ont une vocation de recherche-développement constante.


C’est ainsi que les bio développent et partagent leurs expériences en matière d’associations de cultures, pour que les plantes se protègent mutuellement (poireaux et carottes par exemple, pour éloigner mouches et teignes), voire se renforcent, comme on le constate dans de nombreuses associations entre céréales et légumineuses, des lentilles sous les courges, des moutons dans les vignes pour désherber… Le pâturage mixte, entre ovins et bovins,
est un moyen de réduire la pression parasitaire. Le pâturage tournant permet d’éviter de faire pâturer les animaux dans des zones infectées. Et pour imaginer de nouvelles associations fructueuses, on peut compter sur les recherches menées par les scientifiques de l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) ou de l’ITAB (Institut technique de l’agriculture biologique), ainsi, bien sûr, que d’autres laboratoires dans d’autres pays. D’ailleurs, le saviez-vous ? L’INRAE est no1 mondial en recherche agronomique, que ce soit pour l’agriculture en général, mais aussi pour l’agriculture biologique.


Les bio inventent aussi des outils nouveaux. Un exemple ? Les herbicides (dont le glyphosate) étant totalement interdits en agriculture biologique, les bio ont été à la pointe d’innovations en matière de bineuses – qui sont aujourd’hui utilisées aussi en non-bio. Ces outils, et bien d’autres, sont exposés tous les deux ans au salon « Tech&Bio », qui réunit plus de 20 000 visiteurs. Allez donc faire un tour, et vous nous direz si vous pensez toujours que les bio n’utilisent pas de tracteurs ni d’outils connectés !


Et pour achever de tordre le cou au cliché du petit berger bio qui ne produit que trois crottins de chèvre, on notera qu’il existe aussi de « grandes cultures » bio : blé, maïs, soja… Les nappes phréatiques sous les grandes plaines céréalières s’en réjouissent ! On rappellera aussi que le bio se déploie en mode industriel. Car il faut bien des usines pour transformer le blé (bio) en céréales de petit-déjeuner, ou en farines puis en pâtes bio ! Cette activité dite de « transformation » est elle aussi régie par un cahier des charges spécifique, qui interdit 283 des 340 additifs autorisés dans l’industrie agro-alimentaire.


Développer ces produits transformés est une des voies d’avenir du bio. C’est en collant aux habitudes des Français que la production de bio pourra se développer massivement, par des formats pratiques qui diversifient les débouchés aux producteurs. Cette hausse de la production devrait aussi permettre, par des effets d’échelle, de réduire le prix des produits bio. Un vrai cercle vertueux… qui crée aussi de l’emploi industriel au niveau local. Usines, minoteries, ateliers de découpe, laiteries : l’avenir du bio est là, autant que dans les champs !


Les agriculteurs et transformateurs bio travaillent sous contrainte du fait des exigences du cahier des charges mais sont avant tout des entrepreneurs et doivent conjuguer créativité et rentabilité.

Salon Tech&Bio 2025

Organisé tous les 2 ans par les Chambres d’agriculture, Tech&Bio, le salon de référence des techniques bio et alternatives, s’est déroulé les 24 et 25 septembre 2025, à Bourg-lès-Valence dans la Drôme, au Lycée agricole du Valentin.

L’Agence BIO était présente sur le stand de la DRAAF, aux côtés des Agences de l’eau, de l’INAO et de l’Office français de la biodiversité.

Résultats du baromètre du moral des agricultrices et agriculteurs bio

L’Agence BIO renouvelle pour une deuxième édition une enquête auprès des agricultrices et agriculteurs bio pour leur permettre de s’exprimer sur leur moral, leurs motivations, leurs inquiétudes et plus généralement leur perception de l’activité d’agricultrice et d’agriculteur bio.

En mai 2025, l’Agence BIO a renouvelé l’enquête et a envoyé une enquête aux 61 163 productrices et producteurs bio et 3 807 ont répondu et ont permis de constituer un échantillon représentatif de la diversité des régions et des productions principales.

L’Agence BIO a présenté les principaux résultats du baromètre, ainsi qu’un zoom sur la région AURA par la FRAB AURA, une typologie des profils d’agricultrices et d’agriculteurs bio et un témoignage d’une viticultrice bio, Nathalie Caumette du Domaine de l’Ancienne mercerie et présidente de la commission viti bio de l’INAO.

Le programme de l’Agence BIO

24 septembre

  • Journée collectivités territoriales : 10h – 16h

    L’occasion de parler transitions alimentaire, agricole et territoriale en prévision des élections municipales : décryptage du cahier des charges unique européen de la bio par Laurène Leroy de l’INAO, atelier autour de la structuration de la filière du pain bio local à destination de la restauration collective (en rappelant notamment la contribution du Fonds Avenir Bio), et atelier sur un parcours de conversion au bio, visites d’exposants, notamment le stand de l’Agence BIO.
    Inscription et infos ici.

  • Point presse Agence BIO : 13h – 14h / Stand de la DRAAF
  • Table ronde “Retour de la croissance, chiffres et dynamiques des marchés bio en France et en Europe” : 14h – 15h / Salle 4
  • Conférence “Osez la bio ! agriculteurs bio : comment travailler avec la restauration collective ?” : 16h – 16h50 / Salle 7

25 septembre

  • Signature de la convention ITAB – Agence BIO : 10h30 / Stand de l’ITAB
  • Conférence “Osez la bio ! S’installer autrement en agriculture biologique” : 11h – 11h50 / Salle 3
  • Conférence Agence BIO “Résultats du Baromètre du moral des agricultrices et agriculteurs bio” : 14h – 14h50 / Salle 3
  • Conférence INRAE “Place de consommation dans la transition agroécologique des systèmes agri-alimentaires” : 15h -15h50 / Stand de la DRAAF

Journée Européenne du Bio 2025

À la cantine, au restaurant comme à la maison : parlons et mangeons bio !

Parce que l’Union européenne s’est fixée un objectif de 25% de surfaces bio d’ici 2030, la Journée Européenne du Bio est organisée dans tous les pays européens, depuis 4 ans, pour sensibiliser le plus grand nombre à l’agriculture biologique, promouvoir son rôle essentiel dans les transitions alimentaire et agricole, et faire de la pédagogie auprès des citoyens, consommateurs, convives…

Le 23 septembre c’est l’occasion pour tous les professionnels de la production, de la transformation, de la distribution et de la restauration collective ou commerciale de proposer des portes ouvertes, des manifestations, des dégustations, de créer des menus bio au restaurant et à la cantine, et pleins d’autres évènements.

Découvrez ce qu’est le label bio européen, ce qu’il garantit, quels sont ses bienfaits et comment consommer des produits bio quel que soit son budget. Introduire un peu plus de bio dans les assiettes, c’est possible ! 

Vous souhaitez communiquer sur l'évènement ?

Découvrez nos kits de communication à destination des professionnels et des restaurateurs contenant les logos, flyers, affiches…

Les temps forts de l’agence bio pour la journée européenne du bio 2025

Pour cette nouvelle édition de la Journée Européenne du Bio, l’Agence BIO est fière d’organiser pour la deuxième fois un repas 100% bio et origine France à l’Élysée.

De la fourche à la fourchette, les produits locaux, bio et de saison sont la preuve d’une association réussie entre le bien-manger et la transition écologique.

Les 400 collaborateurs de l’Élysée ont pu déguster dans les différents restaurants du Palais un repas 100% bio et français, concocté par les équipes de chefs du Palais avec le soutien de l’Agence BIO.

Au menu, la richesse des terroirs et la diversité de la filière biologique française avec des produits locaux d’Île-de-France, comme les volailles de la Ferme de l’Orée de Milly (91) ou les légumes de la Coopérative Bio d’Île-de-France ; des fabrications traditionnelles régionales, telles que le maroilles bio AOP de la Ferme de Pont de Sains (59), la rigotte de Condrieu AOP de Chasse Nuage (69), le Gwell de la Ferme de Bois-Joubert (44) ou la truite fumée du Petit Fumée Drômois (26) ; ainsi que des produits issus de projets soutenus par le Fonds Avenir Bio, dont les pâtes fraîches CQFD (77) ou les yaourts de La Normandoise (60).

La loi EGalim c’est 20% de bio dans les cantines, mais pour la Journée Européenne du Bio 2025, la cantine de l’Élysée a atteint les 100% bio.

Diapositive précédente
Diapositive suivante

La Journée Européenne du Bio 2025 est été marquée aussi par la signature de la convention qui lie l’Agence BIO au CNOUS, pilote du réseau des CROUS.

En 2024, la restauration universitaire a intégré 8,5 % de produits bio en moyenne dans l’ensemble de ces restaurants. Bien loin de l’objectif de la loi EGalim de 20 % de bio.

Pour y remédier, l’Agence BIO a signé une convention de partenariat avec le CNOUS (Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires), l’un des adhérents de Restau’Co, afin de permettre de valoriser les engagements des chefs du secteur et faire de chaque repas pris à l’université un potentiel débouché et une chance pour les agriculteurs bio français.

Le CNOUS et les CROUS jouent un rôle central dans l’accès à une restauration accessible pour les étudiants, avec :
– Une restauration sociale qui contribue à améliorer les conditions de vie et d’étude des étudiants, en facilitant l’accès à une alimentation de qualité et en luttant contre la précarité alimentaire.
– Une implantation sur l’ensemble du territoire, en lien avec les politiques alimentaires locales.
– 70 millions de repas par an, soit 2 % des sites de restauration collective en France, avec certains établissements ouverts également le soir.
– Une diversification de l’offre de prestation (activité traiteur, …)

Cette convention signée le jour de la Journée Européenne du Bio concrétise un partenariat initié en septembre 2024 afin de préparer un futur marché en épicerie avec pour ambition 100 % de bio. Elle permettra de valoriser les actions initiées par certains CROUS pour intégrer plus de produits bio locaux dans les menus des RU.

Christelle Garnier, paysanne bio envers et contre tout

En 2004, celle qui aurait pu rester une communicante reprenait la ferme familiale de la Ferté-Loupière, en Bourgogne, pour la convertir au bio. Aujourd’hui, Christelle Garnier accueille sa fille qui va y planter de la vigne. Malgré une conjoncture plus que délicate, elles s’investissent pour une agriculture qui prend soin du vivant et ne changeraient de trajectoire pour rien au monde.

Au début des années 2000, Christelle Garnier, aînée d’une fratrie de sœurs, sent monter le besoin de reprendre la ferme de ses parents, dans la famille depuis cinq générations. Un besoin qui relève davantage du devoir filial que d’une absolue nécessité professionnelle. « J’avais passé douze ans dans une première entreprise à faire de la communication, du marketing, et j’étais bien, raconte-t-elle. En changeant de structure, et alors que je n’étais là que depuis six mois, il m’est apparu évident que je n’étais pas à ma place. Je suis partie le 15 décembre 2003 et au 1er janvier 2004, j’ai repris l’exploitation de mes parents à temps plein, avec l’idée d’apprendre, de tout comprendre, de m’imprégner, de sorte que je serais sûre de mon fait lorsque je devrais embaucher. »

Le bio comme une évidence

Christelle Garnier souhaite convertir la ferme au bio. Une envie décuplée après une réunion avec des commerciaux du secteur phytosanitaire qui expliquent aux agriculteurs présents que 100 % des blés sont résistants à un 143 fongicide, mais qu’ils ont déjà trouvé la nouvelle molécule miracle. En rentrant chez elle, Christelle Garnier ouvre son Index acta (le Vidal des produits phyto sanitaires) et découvre le pot aux roses. « Ils vendaient des packs avec à la fois l’ancienne et la nouvelle molécule, pour être pieds et poings liés à leur modèle. Je ne veux pas qu’on incrimine les paysans, car ils sont souvent victimes, mais quand j’ai vu cela, je me suis promis de cultiver autrement. » Passé ce choc, elle se plonge dans les lectures ; le bio lui apparaît alors encore plus comme une évidence face aux problématiques de santé, de la préservation du vivant, de la qualité de l’eau. « Mais je ne voulais pas pointer mon père du doigt, je voulais l’embarquer, lui montrer une autre manière de faire. » Son père est d’accord, mais avec les voisins agriculteurs, c’est plus compliqué. Être femme et travailler en bio : une double provocation ! « Je les voyais au loin, avec leurs jumelles, vérifier que c’était bien moi sur le tracteur. Et ils venaient, intrigués, regarder ce que je faisais pousser, car sur ces terres dominées par le blé et le colza, ils n’avaient jamais vu des lentilles et du soja ! » Une fois l’étonnement passé, elle finit par se faire adopter. 

Une lutte constante

Vingt ans plus tard, Christelle Garnier est quelque peu désabusée. Deux décennies passées à militer, à lutter pour le vivant, à sensibiliser et à prendre des responsabilités pour un bilan qui ne la satisfait pas. La paysanne, vice-présidente de la coopérative Cocebi, administratrice de Biocoop et vice-présidente de Bio équitable en France, a pourtant réussi à pérenniser en bio une ferme de 100 hectares avec des poulets et des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un domaine de 120 hectares en grandes cultures sur une partie duquel sa fille va planter de la vigne. Mais elle vitupère contre un système global qui ne défend pas assez celles et ceux qui protègent le vivant et les laisse à la merci des aléas. « Il ne fait que pleuvoir depuis 2023 ! déplore-t-elle. Au point qu’à l’automne, je n’ai semé que 35 hectares sur les 100 prévus. Avec notre coopérative nous tournons au ralenti et c’est rude. En face, je vois des opportunistes qui se sont convertis au bio après la crise céréalière de 2019 pour toucher des aides et qui se déconvertissent sitôt que le marché se retourne. Forcément, puisque la réponse globale aux crises paysannes, c’est de rouvrir les vannes des pesticides de synthèse ! Je m’y refuse, mes filles ne m’accuseront jamais d’avoir renoncé, mais j’avoue que c’est usant d’être le poil à gratter, d’être dans la confrontation pour défendre ce qui devrait nous unir tous. » Actuellement, Christelle Garnier ne se verse pas de salaire. Sa fille non plus, contrairement à ses camarades de promo en urbanisme qui sont bien installés, mais elle se sent pleinement libre. Le seul salarié de l’exploitation est un jeune ingénieur agronome qui n’est pas fils d’agriculteurs et qui a fait deux stages auprès d’elle et qu’elle espère installer avec sa fille. Pour autant, elle ne baisse pas les bras, car les solutions sont là, à portée de main. « Quand je vois la Mairie de Strasbourg qui donne des paniers bio aux femmes enceintes, la Sécurité sociale de l’alimentation mise en place dans certains territoires, je vois bien que des collectifs savent où il faut aller. Mais je m’impatiente parfois, surtout quand j’entends l’argument : “Le bio, c’est cher”. Moi, je le retourne : si 100 % des gens avec des hauts revenus mangeaient bio, nous n’en serions pas là. » On le voit, le désengagement n’est pas pour demain et c’est tant mieux ! 

Olivier Chaloche, le bio par amour

Cogérant du groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) L’Authentique Terrien, près de Montargis, Olivier Chaloche a repris la ferme de son père il y a plus de trente ans et l’a immédiatement convertie au bio. Devenu pionnier du bio par amour, il a fait croître et diversifié son domaine qu’il s’apprête à transmettre à son tour à son fils.

Olivier Chaloche a 20 ans en 1991 quand il explique à celle qui va devenir sa femme que l’heure est venue – plus tôt qu’il n’aurait voulu – de reprendre la ferme familiale. Elle lui réplique : « D’accord pour te suivre sur la ferme, mais à condition qu’elle soit bio. » À l’époque, sur les 5 000 producteurs du Loiret, moins de dix pratiquent l’agriculture biologique. Pourtant, Olivier Chaloche va dire oui, par amour bien sûr, mais aussi parce qu’il se souvient de sa formation. « Après le lycée agricole, je suis allé en BTS commercial. On nous expliquait qu’on allait vendre les produits les plus toxiques, les plus dangereux, qu’il fallait être très prudent en les manipulant… Me sont revenus en mémoire un agriculteur malade, un autre en costume de cosmonaute pour épandre. Alors, j’ai repensé à l’accident de Sandoz qui avait pollué le Rhin sur des centaines de kilomètres, tuant des millions de poissons, à celui de Bhopal en Inde… Je ne voulais pas introduire encore plus de produits chimiques et de dangers dans le monde. Au contraire, j’étais très attiré par le challenge de “faire sans”. »

Pari gagnant

Un challenge qui s’annonce ardu, mais que le couple relève à force de persévérance. Les premières récoltes se traduisent par un effondrement de la production, avec seulement 15 quintaux de blé à l’hectare quand le père d’Olivier Chaloche en récoltaient 50 à 60 quintaux. Mais le jeune agriculteur ne se décourage pas et continue à travailler. En 1997, la ferme est 100 % bio. À mesure que les espèces se diversifient et que la nature reprend ses droits, les rendements décollent. « Forcément, quand la plante n’a pas sa dose d’azote, son pesticide de synthèse, elle est un peu désorientée. Mais au bout de quelques années, la terre s’améliore grâce aux outils du bio, aux fertilisants naturels, aux rotations des cultures », explique le paysan. Aujourd’hui, ses rendements égalent et parfois excèdent ceux d’avant la conversion. La ferme s’est par ailleurs agrandie. Elle est passée de 80 à 240 hectares, avec une quinzaine de productions végétales en moyenne chaque année – luzerne, blé, orge de brasserie, pois cassés, lentilles, soja, féverole, semences d’oignon… Une diversité très grande qu’il tient de son père. « Il travaillait en conventionnel, certes, dit le fils, mais il était très sensible à la biodiversité. Il s’était opposé à l’arrachage des haies pendant le remembrement. Il m’avait légué quelques centaines de mètres de haies, j’en ai planté quelques kilomètres en plus. Et avec cela, on a des terres plus variées, plus diverses, plus riches aussi, sans parler des beaux paysages que cela crée. Le paysan façonne le paysage, et c’est pour cela que je me qualifie ainsi. »

Le bio, voie d’avenir

Contrairement aux agriculteurs conventionnels, les paysans bio ne disparaissent pas, ils augmentent. La ferme est passée de deux à six travailleurs, ce qui fait dire à Olivier Chaloche : « En bio, on remplace la chimie par de l’humain ! » Il y a une volonté engagée de créer des emplois durables qui souvent suivent une période de stage ou d’apprentissage. En quête de sens, le propre beau-frère d’Olivier Chaloche, après une longue carrière de cadre dans l’agroalimentaire, a rejoint l’exploitation pour en assurer la maintenance. L’agriculteur a également la joie d’accueillir depuis cinq ans son fils Florentin. « Il apprend vite, me libère de certaines tâches, ce qui me permet de militer à côté. » De fait, Olivier Chaloche est au bureau national de la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) depuis 2022, et co-président depuis 2025. « Je sais qu’il va mettre sa touche à la ferme, en laissant des espaces non cultivés [7 % de la surface totale] pour encore plus de biodiversité. » Une attitude très positive, à rebours des discours déclinistes sur le bio. Celui qui vit sa troisième crise du bio sait que les consommateurs et les acteurs du bio ne vont pas disparaître, même si la conjoncture est évidemment plus délicate pour les derniers arrivés qui n’ont pas encore eu le temps de se stabiliser financièrement. Passé ces nouveaux soubresauts, il est persuadé que l’avenir sera beaucoup, beaucoup plus bio. « Quand je vois l’acharnement contre le bio, je me dis que c’est tout de même une curieuse idéologie de critiquer ceux qui respectent la nature… Je crois que le bio crispe beaucoup parce que nous sommes dans la transition, dans autre chose, dans le changement. Trop de gens défendent de manière très conservatrice le système tel qu’il tourne aujourd’hui, mais c’est une impasse. Nous prouvons que nous avons des niveaux de productivité intéressants, avec des résultats évidemment supérieurs d’un point de vue sanitaire et écologique. Et nous sommes de moins en moins seuls : dans le Loiret, nous n’étions pas 10 dans les années 1990, nous sommes 240 aujourd’hui. Tôt ou tard, tout le monde viendra au bio. »

C’est bio la France, ayons le bio réflexe !

L’Agence BIO dévoile sa nouvelle campagne C’est bio la France ! à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité et du Printemps Bio, puis prolongée pour la journée européenne du bio : une campagne qui parle au coeur (et au ventre) des Français

Face aux difficultés (production, consommation, image, etc.) rencontrées par la filière bio en France, l’Agence BIO lance – aux côtés de The Good Company et Values.media – sa première grande campagne nationale : “C’est bio la France !”. Son ambition : permettre à la filière de repartir de l’avant en la reliant à ce qui rassemble tous les Français…l’amour du bien manger.

COMMUNIQUER AUTREMENT POUR FAIRE VOIR LE BIO AUTREMENT

La France est vice-championne d’Europe de la production bio, mais peine encore à l’être sur le terrain de la consommation. Pourtant, le bio n’est plus un sujet à faire découvrir, alors que le label fête ses 40 ans.
La majorité des Français en connaît les bénéfices. Ils ont entendu – et souvent approuvé – les messages sur la santé, la planète, le bien-être animal. Mais aujourd’hui, ces arguments ne suffisent plus à déclencher l’acte d’achat. Ils sont devenus des acquis. Perçu comme élitiste et clivant, le bio a besoin d’un nouveau souffle, d’un discours positif et populaire, fondé sur le plaisir et la fierté en rupture avec les codes historiques pour toucher autrement et parler à l’ensemble des Français.

Cette campagne, déployée en télévision, en DOOH et en digital en mai puis en septembre, invite les Français à voir le bio non comme un effort, mais comme une évidence culturelle.

UNE ÔDE À LA FRANCE QUI AIME BIEN MANGER

En reconnectant le bio à l’amour mondialement connu des Français pour les plaisirs de la table, la campagne « C’est bio la France ! » incarne cette nouvelle façon de communiquer sur le bio. Car en France, manger est un art de vivre. En replaçant la notion de plaisir, de goût et de lien social au centre du discours, l’Agence BIO et The Good Company proposent une approche populaire et inclusive du bio, loin des clichés élitistes ou moralisateurs. De la baguette au bœuf bourguignon, des repas de famille aux plats de cantine, la gastronomie est un trésor national. Et le bio y a toute sa place. Cette campagne, déployée en télévision, en DOOH et en digital à partir du 22 mai, invite les Français à voir le bio non comme un effort, mais comme une évidence culturelle. Elle vient célébrer toutes les cuisines, toutes les familles, toutes les traditions culinaires de France.

La campagne “C’est bio la France!” joue avec les nombreuses expressions françaises liées à la nourriture et les rituels alimentaires typiquement français, reflets de la France dans ce qu’elle a de plus authentique et plurielle. Une identité sonore sur-mesure vient accompagner et rythmer la campagne : la chanson « Les Crudités » de Bourvil remixée et remise au goût du jour.

UN SLOGAN RASSEMBLEUR ET COLLECTIF

Avec « C’est bio la France ! », l’Agence BIO installe une signature forte, qui célèbre à la fois la qualité de notre agriculture et la grande diversité de notre cuisine. Ce slogan – qui peut être adapté aux besoins des différents acteurs de la filière – réunit producteurs, distributeurs, restaurateurs, collectivités et citoyens à la même table. Véritable cri du cœur, il invite à partager, à décliner, à faire vivre partout – dans les supermarchés comme dans les collectivités, chez les producteurs comme chez les restaurateurs… Bien plus qu’un slogan : c’est une grande déclaration d’amour à notre gastronomie.

certification flying secoya

Le tournage C’est bio la France ! a reçu la certification Flying Secoya : un label qui garantit une production responsable. Une grande fierté d’avoir obtenu ce label !

évaluation campagne c’est bio la france

Découvrez les résultats de l’évaluation de la campagne mené par iligo. Une puissante campagne positive et inclusive qui a su redonner envie aux Français de mettre du bio dans leurs assiettes.

Elle s’est développée lors de 3 vagues distinctes : le Salon de l’agriculture, le Printemps Bio et la Journée Européenne du Bio. L’ensemble de ces 3 temps forts a permis d’atteindre 462 millions de contacts au global alors que l’objectif était de 368 millions. Concernant les plateformes digitales, le déploiement a généré 160 000 clics et 7,2 millions de vues à 100% des vues.

Une grande réussite pour intensifier la reprise de la consommation bio en France !

On passe à la TV !

et interfel…

…et interbev aussi !

Découvrez notre campagne C’est Bio la France ! 

On est sur vos écrans !

Et bien sûr, on est aussi sur les réseaux !

kit de communication et guide d’utilisation c’est bio la france

Pour obtenir les éléments graphiques, contactez-nous à [email protected]

Printemps BIO 2025

C’est bio le Printemps !

La Journée mondiale de la biodiversité ouvre la 26ème édition du Printemps Bio le 22 mai !

Comme tous les ans, le Printemps Bio, c’est du 22 mai au 21 juin avec des événements autour de l’agriculture et de l’alimentation bio organisés dans toute la France. Découvrez ou redécouvrez la bio avec les agriculteurs, les producteurs, les transformateurs et les distributeurs près de chez vous qui ouvrent leurs portes pour le Printemps Bio !

Et que de choses à célébrer pour cette édition !

C’est bio la France ! #Ayonslebioréflexe

La nouvelle campagne place le bio au centre de la table avec le slogan “C’est bio la France ! #Ayonslebioréflexe” : parce qu’en France, on aime “la bonne bouffe” et on aime en parler toute la journée ! Pour fêter le Printemps Bio, la deuxième vague de la campagne sera lancée.

Et en attendant le 22 mai pour ce lancement tant attendu, où pour la première fois un spot télévisé sur le bio sera diffusé, (re)découvrez la première vague de la campagne ici.

40 ans du label ab

Un anniversaire à célébrer : 2025 c’est les 40 ans du label AB et pour l’occasion un livre de portraits de 40 personnes qui ont fait le bio est édité !

Parce que tous les acteurs de la bio sont là pour mettre plus de bio dans les champs et dans les assiettes, pour préserver l’eau, la terre, les abeilles, les agricultrices et les agriculteurs… rejoignez l’équipe de France du bio du 22 mai au 21 juin partout en France !

appel à mobilisation

Agriculteurs, producteurs, transformateurs, distributeursParticipez à la 26ème édition du Printemps Bio ! L’événement national qui met en lumière l’agriculture biologique, son mode de production, de transformation et tous ses acteurs. Au programme :

  • Fermes ouvertes
  • Ateliers pédagogiques
  • Dégustations et ateliers culinaires bio
  • Animations, jeux et activités, jeux concours…
  • Conférences, formations…
  • Repas bio en restauration collective et commerciale
  • Actions de sensibilisation en milieu social, scolaire…

téléchargez le kit de communication officiel

le biotour

Le BioTour a pour objectif d’augmenter la connaissance, et l’envie de bio du grand public afin de stimuler la consommation de bio (actuellement de 6% des dépenses alimentaires seulement) et la capacité à en mettre au menu quel que soit son budget. Le BioTour consiste en l’aménagement d’un bus qui permet de déployer un espace dédié à des activités autour de l’agriculture biologique à destination des familles et des groupes scolaires. A l’occasion de la nouvelle campagne C’est bio la France ! #AyonsleBioRéflexe, le bus du BioTour porte les couleurs du slogan collectif.

Il effectue des arrêts dans 12 villes de France entre les mois de mars et de novembre avec des animations, quizz, dégustations, démonstrations, rencontres d’agriculteurs, interventions de Lycées Agricoles ou d’agences de l’eau etc pour expliquer :

  •  Qu’est-ce que le bio ? 
  •  Quels en sont ses bienfaits ? (eau, biodiversité, satisfaction et bien-être des agriculteurs)
  •  Comment en manger quel que soit son budget ?

 Il est donc un vecteur d’éducation aux changements alimentaires autant que d’information citoyenne.

BioTour 2025

les étapes du biotour 2025

mars  

28-30 mars : Foire de Rennes – Rennes – BRETAGNE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

avril 

4-5 avril : Foire de Nantes – Nantes – PAYS DE LA LOIRE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

MAI 

2-4 mai : Festival Green Orizonte – Calvi – CORSE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

6-7 mai : Ajaccio – CORSE

23-25 mai : Festival du Bien Manger – Toulouse – OCCITANIE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

27-28 mai : Bordeaux – NOUVELLE-AQUITAINE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

Juin

3-4 juin : Lyon – AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Diapositive précédente
Diapositive suivante

6-7 juin : Manger comme on sème – Montpellier – OCCITANIE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

11-12 juin : Lille – HAUTS-DE-FRANCE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

SEPTEMBRE   

5-6 septembre : Foire de Châlons – Châlons-en-Champagne – GRAND EST

Diapositive précédente
Diapositive suivante

12-14 septembre : Les Terres de Jim – Rouen – NORMANDIE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

19-20 septembre : Marseille – PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR

Diapositive précédente
Diapositive suivante

26-27 septembre : Bourges se fait BIO – Bourges – CENTRE-VAL DE LOIRE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

28 septembre : Festival de Loire – Orléans – CENTRE-VAL DE LOIRE

Diapositive précédente
Diapositive suivante

octobre

7-8-9 octobre : Grenoble – AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Diapositive précédente
Diapositive suivante

François Duveau, l’intelligence par la (bio)diversité

« Les cultures, c’est comme pour les neurones. Plus il y en a, plus les interactions entre elles sont nombreuses et permettent de développer l’intelligence. Un écosystème complexe génère toujours une intelligence collective globale. C’est de là que vient la résilience du vivant ! ». François Duveau a créé sa propre entreprise de plantes médicinales bio, Adatris, en Anjou, pour développer la filière française de tisanes et infusions, et surtout restaurer la biodiversité. Acteur économique du champ au sachet, il plaide pour l’importance de produire dans des paysages variés et complexes.

Jusqu’à l’âge adulte, François Duveau n’est pas allé tellement plus loin que la ferme de ses parents, effectuant juste les 3 km le séparant de son internat. Là-bas, il faisait partie des trois seuls externes, les trois enfants d’exploitants agricoles qualifiés de « paysans » par les autres élèves, un mot employé de façon très négative et qui lui donnait des envies d’ailleurs. Chaque semaine, l’adolescent regardait à la télé l’émission de Jean-Marie Cavada « La Marche du siècle » qui parlait d’événements lointains, exotiques. Il se promit de partir loin dès que possible.

Il bifurque finalement vers un BTS agricole pour comprendre ce que son père vit professionnellement. « Je l’ai vu travailler dur, tout le temps, et pourtant il a passé toute sa vie endetté. Ce BTS m’a permis de comprendre la dure réalité entrepreunariale des agriculteurs, avec de la gestion des risques et des problématiques de rentabilité plus complexes qu’ailleurs. J’ai fini par un cursus d’ingénieur à l’ESA d’Angers qui m’a envoyé en Angleterre, en Espagne et au Brésil ».

De retour en France, il croise Yves Beaupère, un des co-fondateurs de Biolait qui lui dit « on ne naît pas bio, on le devient ! ». Travaille chez un agriculteur qui cultive des plantes médicinales en Beauce. Et là, le déclic. « Je faisais de l’import-export. Pour la première fois, je sentais que mon métier intéressait les gens, ils me demandaient tous si c’était bio. Je répondais que non, en expliquant ce qu’on m’avait inculqué en cours, que les plantes ont besoin de médicaments pour bien grandir, donc non, ça n’était pas bio. En discutant avec mes proches tous m’ont confirmé qu’il y avait là un hiatus : ils boivent des infusions et des tisanes pour leur santé, donc ils ne voulaient pas de chimie dedans. En tant que responsable commercial, j’ai demandé à la direction si les clients demandaient du bio. On m’a répondu que oui, mais que c’était cher et pas intéressant de changer. Et ils ont ajouté « de toutes façons, nos clients croient que c’est bio et avec la croyance ils l’achètent au prix qu’on veut ». C’était en 2006. J’ai alors décidé de monter une vraie filière bio française. Je n’imaginais pas tout ce que cela allait impliquer, et comment j’allais changer ! ».

François admet ressentir encore le contre coup de ces dix années pendant lesquelles il a rencontré 315 producteurs (!), aidé plus de 100 à se lancer en bio, vu le contingent du bio se réduire à une dizaine d’irréductibles avant de finalement regrossir pour avoir une filière bio nationale qui existe avec plusieurs opérateurs.

Son entreprise Adatris emploie aujourd’hui 17 salariés qui vont du champ aux sachets de plantes médicinales. Elles sont vendues en vrac pour des grandes maisons d’infusion, ou directement conditionnées pour la marque de Biocoop. Le tout donc, 100% bio, 100% produit en France pour un volume de 200 tonnes de plantes sèches. Dernière pierre à son édifice, voire dernier menhir, Véridix, des infusions certifiées 100% gauloises, cultivées en Anjou Bleu sur les contreforts du Massif armoricain.

Mais au-delà du business, son dada, c’est la biodiversité. D’où les réflexions qu’il mène avec entrepreneurs et chercheurs sur le BiodiScore, outil qui mesure la complexité d’un paysage agricole : « quand tu es un végétal, tout ce que tu peux faire, c’est croiser les doigts pour espérer que ton exploitant va diversifier au maximum ses cultures… mais ça n’est hélas pas toujours le cas. Et pourtant, c’est comme pour les neurones, plus il y en a, plus les interactions entre eux sont nombreuses et permettent de développer l’intelligence. Un écosystème complexe génère toujours une intelligence collective globale. C’est de là que vient la résilience du vivant ! ».

C’EST BIO LA FRANCE !

Découvrez la nouvelle campagne de l’Agence BIO « C’est bio la France ! » lancée à l’occasion du Salon de l’Agriculture 2025.

L’Agence BIO dévoile sa nouvelle campagne à l’occasion du Salon de l’Agriculture 2025. 

Alors que l’objectif de développement de l’agriculture biologique a été réaffirmé en mai dernier avec le Programme Ambition Bio 2027, tout comme le Plan Stratégique National (PSN) de la PAC visant à atteindre 18% de surfaces bio en 2027, l’agriculture biologique occupe actuellement 10% des surfaces agricoles françaises, pour 16% des fermes françaises. Dans ce contexte, l’Agence BIO dévoile la nouvelle campagne collective de l’Equipe de France du Bio pour relancer la consommation. 

D’une ampleur inédite grâce à un budget accordé par le ministère en charge de l’agriculture au titre de la transition écologique, cette nouvelle campagne de 4,6 millions TTC couronne un travail de fond d’un an pour aligner les professionnels des filières et du secteur autour de la raison d’être du bio «Faire le choix de produire autrement, pour permettre à chacun de consommer autrement». L’objectif partagé de la campagne est de rendre le bio désirable et relancer la consommation.

Le concept proposé par l’agence The Good Company vise à réinstaller le label AB dans l’amour de « la bonne bouffe » des Français. 

« C’est BIO la France ! #AyonsleBioRéflexe » célèbre la place du bio dans le quotidien des Français, valorise le talent des territoires bio pour ce démarrage, et met en valeur la fierté des producteurs d’être en bio. 

Parce que les productions bio doivent trouver leur place dans les assiettes des Français afin de garantir des débouchés aux producteurs, la campagne explicitera autour de trois vagues que le bio fait pleinement partie du patrimoine culinaire et de la gourmandise française. Si la France n’est pas entièrement bio, le bio fait totalement partie de la culture française du bien manger. 

Cette nouvelle campagne est adaptée aux attentes des consommateurs et adoptée par l’ensemble des filières : elle s’inscrit dans la notion de plaisir et met en avant à la fois l’attachement à notre patrimoine culturel et notre capacité à le faire vivre en le mettant au goût du jour avec comme hymne une version remixée d’une chanson de Bourvil, au potentiel de tube de l’été. 

La campagne s’articule en 3 vagues, avec la première lancée à l’occasion du Salon de l’Agriculture (SIA), où les productrices-producteurs, les transformatrices-transformateurs seront mis à l’honneur à travers des visuels produits et des accroches avec un ton humoristique. La fierté du bio sera mise à l’honneur !

Pour ce faire, un dispositif média complet a été pensé pour assurer la visibilité du bio pendant le SIA : de l’affichage sur place à l’intérieur et à l’extérieur du SIA, de l’affichage métro, de la radio et de l’affichage dans toute la France, ainsi que du digital sur toutes plateformes.

La deuxième vague, avec un film publicitaire très attendu, débutera le 22 mai avec le Printemps Bio, la célébration des 40 ans du label AB et la Journée mondiale de la biodiversité, et enfin la troisième commencera lors de la Journée européenne du bio le 23 septembre.

Découvrez notre campagne C’est Bio la France ! 

On passe à la radio !

On est dans le métro

On est sur vos écrans !

Et bien sûr, on est aussi sur les réseaux !

kit de communication c’est bio la france

Pour obtenir les éléments graphiques, contactez-nous à [email protected]

L’AGENCE BIO AU SALON DE L’AGRICULTURE 2025

RETROUVEZ L’AGENCE BIO AU SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE 2025 !

Du 22 février au 2 mars 2025, l’Agence BIO sera une nouvelle fois présente au Salon International de l’Agriculture, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. Retrouvez-nous à l’entrée du Pavillon 4 (stand B010), dans un espace éco-conçu et immersif, pensé pour faire vivre une expérience unique aux visiteurs.

Depuis plus de 60 ans, le SIA rassemble chaque année tous les acteurs du monde agricole et demeure l’événement incontournable pour découvrir les tendances, les innovations et les engagements du secteur, en France comme à l’international.

Cette année, l’Agence BIO met l’accent sur l’importance du bio comme choix de consommation responsable et accessible à tous. Il s’agira également d’informer et de sensibiliser le plus grand nombre de visiteurs. En 2025, nous allons plus loin avec une toute nouvelle campagne, qui sera dévoilée en exclusivité sur notre stand !

Venez découvrir en avant-première notre message fort et engageant, conçu pour faire du bio un réflexe du quotidien. Nous vous réservons de nombreuses surprises, dont une expérience interactive inédite pour vous immerger dans les valeurs du bio.

un programme à ne pas manquer

En 2025, l’Agence BIO continue de sensibiliser petits et grands aux bienfaits de l’agriculture biologique à travers une approche ludique et immersive.

 

Notre objectif ? Faire du bio un réflexe du quotidien et un écogeste incontournable pour tous.

Au programme sur notre stand :

  • Des animations culinaires avec des chefs passionnés et engagés.

  • Des quiz interactifs pour tester vos connaissances sur le bio.

  • Des jeux pour les enfants pour éveiller leur curiosité sur l’alimentation durable.

  • Des cadeaux bio à gagner pour repartir avec une touche gourmande et responsable.

Et surtout, une grande nouveauté en 2025 : nous dévoilerons en exclusivité notre nouvelle campagne de sensibilisation au bio.

Parce que bio rime avec délicieux, l’Agence BIO vous propose pendant ces 9 jours des démonstrations et animations culinaires accessibles à toutes et tous !

Des recettes simples, créatives et gourmandes seront présentées par des chefs engagés venant de différents univers (cantine, bistrot, gastronomie) pour sublimer les produits bio.

Cette année, retrouvez sur notre stand :

Thibaut Spiwack, chef étoilé et ambassadeur #BioReflexe, connu pour sa cuisine écoresponsable.

Ouliana Liveze cheffe de l’association Ernest, qui agit pour une alimentation solidaire et durable.

Séverine Pailhès, cheffe du restaurant Bouche à Oreille à Simorre, adepte d’une cuisine locale et bio.

Jean Covillault, chef nomade et créateur d’expériences culinaires inédites.

Cyrille Rougé & Wilfried Rullier, chefs et ambassadeurs du programme Cuisinons Plus Bio.

Pierre-Yves Rommelaere, chef engagé en restauration collective et fervent défenseur du bio dans les cantines.

Éloïse Monziès, cheffe du restaurant La Vitrine, mettant à l’honneur des produits bio et de saison.

Anthony Routhiau, fondateur de AILB et ambassadeur Cuisinons Plus Bio.

L’École Comestible, qui sensibilise à l’alimentation et au bio dès le plus jeune âge.

BioBurger, pionnier de la restauration rapide 100% bio en France.

L’EPMT, l’École de Paris des Métiers de la Table, qui formera les visiteurs à une cuisine bio et responsable.

🎉 Et bien sûr, des dégustations libres vous attendent pour découvrir toute la richesse et la saveur du bio !

Rendez-vous sur notre stand pour une immersion gourmande et pédagogique !

Une grande chasse au trésor t’attend au Salon de l’Agriculture 2025 !

Pars à l’aventure avec Jasmin le lapin, ton guide à travers le salon, et protège la planète en relevant une série d’énigmes sur l’agriculture biologique.

Comment jouer ?

  • Repère les stands engagés pour le bio et trouve les indices disséminés sur le salon.
  • Réponds aux énigmes sur ton livret 
  • Complète ton livret et prouve que tu es un véritable défenseur du bio.

À la clé ? Un cadeau bio et la chance de devenir un ambassadeur officiel du bio !

 

Rendez-vous au SIA 2025 pour découvrir cette nouvelle initiative et participer à toutes nos animations.

Où trouver le bio en France ? Explorez notre nouvel Annuaire BIO

Cette nouvelle version propose une interface beaucoup plus ergonomique pour identifier des professionnels en s’appuyant sur un moteur de recherche plus performant et aidant pour les utilisateurs.

Le nouvel Annuaire BIO de l’Agence BIO a été réalisé avec l’aide d’utilisateurs volontaires selon deux principes essentiels :

  • Mettre en avant les activités des fermes et entreprises engagées en agriculture biologique.
  • Favoriser la mise en relation entre les professionnels et les consommateurs.

L’Annuaire BIO s’appuie sur des données certifiées par les organismes certificateurs et de nouvelles informations complétées par les professionnels (activités principales, coordonnées, produits vendus, lieux de vente et horaires). En quelques secondes, il est à présent possible de rechercher des fermes ou des entreprises selon leurs activités, leurs produits vendus ou leurs cibles de commercialisation (professionnels ou particuliers). Les fermes vendant leurs productions à la restauration collective et/ou commerciale sont également mises en avant dans les résultats de recherche.

L’Annuaire BIO est un outil de référence consulté plus de 2 millions de fois par an par des particuliers et des professionnels. À travers cet outil, l’Agence BIO offre gratuitement une vitrine aux professionnels avec des fiches descriptives de leurs activités plus précises et détaillées qu’auparavant.

Qui peut utiliser l’Annuaire BIO ?

Tout le monde ! Sa grande base de données permet de satisfaire le plus grand nombre.

> Si vous êtes un particulier, vous pourrez ainsi trouver facilement du bio autour de vous : des producteurs bio en vente direct, des artisans et des commerçants qui proposent du bio (boulangers, bouchers, brasseurs, cavistes…) et vous pourrez même retrouver les produits vendus, les lieux et horaires de ventes.

> Si vous êtes un grossiste, l’Annuaire BIO vous sera utile pour trouver des producteurs et des transformateurs vendant leurs produits en gros, identifier des débouchés en recherchant des distributeurs dans une zone géographique et des catégories de produits vendus, et pour vérifier les fournisseurs certifiés bio.

> Pour les chefs en restauration commerciale, vous pourrez identifier et contacter les producteurs vendant leurs produits à la restauration commerciale, et pour ceux en restaurant collective, vous pourrez faire de même concernant la restauration collective.

> Si vous êtes un agriculture, les avantages sont doubles. Il vous sera possible de mettre en avant votre ferme, vos activités, vos produits, vos cibles et tous les détails que vous souhaitez, et également de rechercher des transformateurs et des distributeurs selon vos produits.

> Les épiciers y trouveront également leur compte avec la possibilité de rechercher des fournisseurs vendant aux professionnels.

> Les institutions pourront elles se faciliter le travail en comptabilisant les opérateurs en bio dans une zone géographique sur certaines activités ou certains produits, mais aussi en vérifiant la certification bio d’une ferme ou d’une entreprise.

> Quant aux acheteurs, vous pourrez identifier et contacter des fournisseurs sur des catégories de produits et vérifier la certification bio de ces mêmes fournisseurs.

En résumé, le nouvel Annuaire BIO c’est :

  • Près de 90 000 opérateurs bio référencés dont + de 61 000 fermes
  • Des catégories de produits disponibles à la vente renseignés sur toute les fiches
  • La possibilité de rechercher les fermes et entreprises selon leur activité : maraîchage, élevage laitier, brasserie, minoterie, …
  • Plus de 1000 producteurs vendant à la restauration collective
  • Plus de 2200 producteurs vendant à la restauration commerciale
  • Une interface beaucoup plus ergonomique et interactive qui facilite la recherche des professionnels en s’appuyant sur un moteur de recherche plus performant
  • Des données officielles issues de la certification bio réalisée par les organismes certificateurs agréés
  • Un outil de référence consulté plus de 2 millions de fois par an par des particuliers et des professionnels
  • L’outil indispensable pour tous les consommateurs et les acteurs du bio !

>> Découvrez l’Annuaire BIO ici.

Jeanne Fabre, vigneronne et Présidente du Salon Millésime Bio préfère « accompagner le vivant, plutôt que le maîtriser »

Millésime Bio est le plus grand salon de vin bio au monde qui se déroule à Montpellier chaque fin janvier. Sa présidente défend une agriculture intégralement bio, se joue des individus et ne chérit que les collectifs, aussi dit-elle « nous » à tout bout de champ (bio) avec un naturel confondant.

Dans la famille Fabre, on est vignerons depuis au moins 1605, et son aïeul Jaume Fabre exerçait à Gasparets, à 5km à peine du Luc-sur-Orbieu vers Narbonne, où elle office un peu plus de quatre siècles plus tard.

Jeanne fut tour à tour éducatrice spécialisée en Seine Saint-Denis, rédactrice de guides touristiques en Amérique du Sud, communicante dans diverses agences parisiennes : un sillon loin du nid familial… Mais comme pour ses frères et sœurs, il lui manquait du sens, et c’est ce qui les a fait revenir. Sa sœur Clémence est désormais à la gestion, et Jeanne au développement des 5 domaines issus de l’alliance de familles du Minervois et des Corbières « avec la complémentarité de chacun, la Tour de Rieux, le Château Coulon, le Château de Luc et le Château Fabre Gasparets ». Complémentaires dans les cépages, les terroirs, les arômes, et tous les produits sont en 100% bio depuis que le label AB existe : « je ne connais pas autre chose ! Si le label est une exigence évidente, nous ne l’envisageons pas avec l’addition de cases à cocher et de sommes d’ailleurs poussées par des clients Suisses à aller encore plus loin en termes de haies, de biodiversité, de cours d’eau, d’équilibre global… Et on ne le voit pas comme des contraintes, mais comme une manière de voir le vivant s’épanouir partout sur le domaine : quel plaisir de pouvoir aller chercher ses herbes aromatiques ou ses salades au pied des vignes ! ».

Jeanne aime rappeler que l’Occitanie est la première région productrice de vins bio d’Europe, avant tout grâce à un climat très propice pour la vigne avec très peu de pression du mildiou. Quand on lui parle de chiffres, elle répond : « demande-t-on a un artiste combien d’hectares de toiles il peint par an ? ». 1 million de bouteilles par an, 50% du chiffre réalisé à l’export, 30 salariés, la dimension collective primant sur tout : « le bio est une idée plus grande que nous, il ne peut être un bastion, il doit faire foule. Quand je dis cela, je ne fais pas l’économie des labels : tant que les autres refuseront d’être vérifiés par des organismes indépendants comme pour AB, ils dérouteront consommateurs comme producteurs ». 

Et pour promouvoir au mieux les vignes et les vins bios, quoi de mieux qu’un salon d’envergure mondiale ? La présidente du salon Millésime Bio s’enthousiasme : « Il est essentiel d’exporter notre savoir-faire. Ce salon est spécial justement parce qu’il est porté par et pour les vignerons »

Mais le secteur du vin traverse une crise « La déconsommation de vin est un phénomène au long cours, la qualité va faire le tri. La montée en puissance depuis 30 ans est phénoménale, nous vivons la meilleure époque de l’histoire pour goûter des grands vins ! Le bio aussi connaît cette concurrence accrue avec une qualité inégalée. L’époque où on disait « c’est bio et pourtant c’est bon » est révolue. Nous arrivons à un degré de précision dans l’accompagnement – surtout pas la maîtrise ! – du vivant qui permet de sentir les terroirs, d’abandonner la standardisation, et surtout de célébrer le singulier dans nos vins bios. »